25 février – 10 mars 2012 – Cousinade exotique

Nous sommes désespérés d’accueillir la tribu des cousins-cousines avec un bateau bancale… Nous sommes tellement heureux de les embrasser à l’aéroport qu’on aurait aimé leur faire vivre les meilleures vacances de toute leur vie ! Il va falloir revoir nos ambitions à la baisse et tâcher de leur laisser malgré tout un beau souvenir de Saint-Martin côté terre. Mais finalement, ainsi va notre vie sur l’eau : jamais sûrs de rien, asservis au bateau, ou tributaires de la météo ! Toujours un truc de travers…

Voiture filles, voiture garçons, nous rejoignons notre camp de base pour le premier transbordement via annexe. Que du bonheur ! Tellement épique (10 zozos + les bagages) que Nadia, amusée de notre petit cirque sous la terrasse de son restau, nous envoie un voisin avec un énorme dinghy pour limiter les allers retours entre le ponton et la bouée où nous sommes amarrés. Et comme nous ne sommes pas encore lassés, nous repartons direct passer la soirée à Orient Bay. Il ne faut jamais se laisser engluer par le décalage horaire !

Puisque nous sommes bloqués dans cette magnifique marina d’Oyster Pond, où on ne peut même pas se baigner (sauf Val, Nathan et Agnès… avant de savoir qu’ils risquaient un beau staphylocoque doré !), nous nous organisons pour balader la joyeuse bande des schtroumpfs (ce qui représente un vrai challenge vu l’inertie développée à 10 sur un bateau) :

Petite rando au Pic Paradis : quelques sentiers plus ou moins entretenus sillonnent le plus haut sommet de l’île. Après un petit picnic en haut de la montagne (vue splendide de la côte au vent !), nous nous aventurons sur les chemins envahis de hautes herbes. Très belle promenade à l’ombre fraiche des arbres. Mais sans eau (parents-modèles.com) et sans carte (touriste-modèle.net), nous devons raisonnablement abréger l’aventure après quelques kilomètres.

Ilet Pinel : nous prenons la barque pour traverser (la mort dans l’âme de ne pas être là avec Zanzibar !), pendant qu’ Agnès décide de nous suivre à la nage…  Nous trouvons un joli carbet pour installer notre marmaille, face au vent et aux vagues de l’atlantique. Les plus vaillants s’en vont palmer-masquer-tubater tandis que les moins vaillants trainent sur le sable (et c’est chouette aussi de faire des trous et des chateaux, voire même rien du tout). Nous admirons les voiliers de la Heineken Regatta qui croisent à quelques encablures. Et re-pincement au coeur : Manu aurait tellement aimé embarquer comme équipier, si ce maudit moteur en panne ne l’avait pas contraint à modifier ses plans…

Et puis… plages avec vagues, plages sans vagues, plages avec snorkling, plages sans snorkling (il faut varier les activités), avitaillement (ça mange ces petites bêtes !), shopping à la ville (côté français et côté hollandais), farniente…

Le grand défi de chaque jour, outre la chasse aux noix de coco (Val et Nath sont devenus experts !), est de trouver une plage où prendre une douche, le plus discrètement possible, à 10 (avec savon, shampooing, enfants qui s’ébrouent, et tout et tout). Rien que cela pourrait nous occuper la journée entière.  On essaie aussi inlassablement la méthode Tahiti Douche : à raison de 2 ou 3 grains par jours, tous les espoirs sont permis ! Mais le système ne se révèle pas suffisamment fiable pour qu’on ose le shampooing sur 10 têtes en même temps…

Après quelques jours de nos va et viens aléatoires en annexe, nous mettons Zanzibar à un ponton privé : immense terrasse ombragée, immenses tables où asseoir nos monstres affamés (et les copains de passage) pour les repas, immense douche (ouverte aux 4 vents et froide, soit, mais douche quand même), et, comble du luxe : une balançoire ! Il devient plus facile de se déplacer et que chacun puisse vivre sa vie comme ça le chante. Les pièces du moteur finissent quand même par arriver, et le remontage avance. On commence même à caresser l’espoir de refaire un peu de bateau !

Le 8 mars, ça ronronne dans les cales moteur et nous pouvons, enfin, aller balader en mer. La météo n’est pas terrible, et si nous ne rêvions pas depuis 2 semaines de sortir de cette maudite marina, nous aurions sans doutes attendu un jour ou deux que ça se calme. Les vagues atteignent facilement les 2,50-3 mètres dans la passe à la sortie d’Oyster Pond : de face, ça secoue fort ! La houle reste grosse plus au large et nous la prenons de côté jusqu’à atteindre le sud de l’île. L’amarinage est brutal, mais l’équipage vaillant !

Nous remontons par l’ouest et allons jeter l’ancre dans la baie de Grand Case.  Baignade et soirée paisible face au village pour recaler les gyros de la petite troupe. Nous admirons le soleil qui se noie dans la mer des Caraïbes, embrasant l’horizon. C’est chaque fois tellement magique.

Nous repartons tôt le lendemain pour Tintamarre, le petit coin de paradis dont tout le monde rêve depuis l’arrivée, le Saint Graal des navigateurs en goguette que nous sommes ! Tortues, poissons, barracudas… et un dauphin qui joue entre les bateaux ! A quelques mètres du bord. On ne peut pas s’en lasser. Nous retrouvons les copains de Spirit of Pontapreta, dont nous avons fait la connaissance à Oyster Pond : Chiara et Nikita agrandissent la troupe des joyeux drilles barboteurs.

Barbecue à terre. Ce qui relève du défi quand on sait comme le débarquement en annexe sur la plage est sportif ! Les enfants ramassent du bois et nous préparent un feu. Tandis que la soirée s’étire tranquillement, ils s’arment de courage et s’enfoncent dans la nuit pour une petite expédition sur l’île. Jolie file indienne de têtes blondes : deux lampes frontales pour 8, ils se serrent les tongues ! D’autant qu’on entend quand même des bêbêtes courir… en l’occurrence une multitude de petits rats très mignons. Le retour sur le bateau est aussi olé olé que l’aller. On arrive un peu trempés, mais il faut savoir sacrifier à son petit confort pour vivre le grand frisson de temps en temps !

Et puis le jour du grand départ arrive inévitablement… Alors qu’on commençait juste à s’amuser sur l’eau… Nous ramenons Zanzibar à Oyster Pond et débarquons toute la fine équipe à terre. Nous les accompagnons à l’aéroport le cœur bien gros, mais heureux malgré tout d’avoir pu partager un peu de notre rêve (et de nos galères !) avec eux. Ils ont été de chouettes équipiers et ont su s’adapter avec génie (et patience) à des circonstances quelque peu difficiles… Que de beaux souvenirs !

On va noyer notre chagrin avec Nadia… j’avais pourtant juré (enfin, je crois) de ne plus toucher aux kamikases…

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17 février – 24 février 2012 – Saint Martin, retour à terre

dernières images de Guadeloupe

dernières images de Guadeloupe

Nous quittons Ste Anne et la Guadeloupe aux premières lueurs de l’aube. 170 nautiques nous attendent avant de retrouver Anne, Phiphi et les Loulous. La perspective d’une petite nav de nuit nous enchante. Nous remontons au moteur, vent de face, jusqu’à passer l’extrême pointe Est de Grande-Terre et virer de bord devant la Désirade. Mais le petit vent qui nous pousse s’essouffle après quelques heures et une belle pétole nous accompagne jusqu’au soir, mettant l’équipage dans une humeur des plus gracieuses…

On se traine péniblement à 5 nœuds, toutes voiles dehors pour capter le moindre souffle d’air. Dans la houle et sans vent pour soutenir la voile, la bôme se balade un peu et tape (principalement sur nos nerfs !). Sur une vague un peu plus méchante, l’embout de bôme casse net au niveau de la balancine. C’est le pompon de la cerise sur le gâteau ! Enervement du capitaine, bricolage, réparation de fortune… et c’est reparti mon kiki. Avant la nuit le vent remonte un peu à 10-15 nœuds.

coucher de soleil

Les garçons prennent le premier quart et veillent comme des chefs : on leur a demandé d’être particulièrement vigilants aux autres bateaux qu’on risquait de croiser (c’est pas la transat !). Mais il n’y a finalement personne sur l’eau. La nuit est magnifique, lune montante et ciel étoilé. On renoue sans mal avec ces merveilleuses sensations, cette tranquillité apaisante… (et la petite soupe chinoise de milieu de nuit !). Nous laissons à tribord les lumières d’Antigua (et le très pâle halo de Barbuda),

Saint Barth

Saint Barth

à bâbord celles de Montserrat, St Kitts et Nevis.  Nous approchons de St Barthelemy quand le soleil se lève, puis apercevons très vite derrière le relief de St Martin. En faisant cap au Nord pour rejoindre Oyster Pond, notre camp de base pour les prochaines semaines, nous pêchons un joli petit thon ! Nous nous annonçons en approche  en fin de matinée et faisons quelques ronds dans l’eau pour être raccords avec Anne et Phiphi, qui veulent absolument être là pour notre arrivée triomphante dans le port !

Et ils sont venus, ils sont tous là ! Installés à la terrasse du Captain Oliver, face à l’entrée de la marina, scrutant fébrilement l’horizon en dégustant quelques accras pour ne pas défaillir sous le soleil. Impossible de nous râter ! Anne ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?? Bah non… parce que …

On arrive quand même à se manquer ! A 3 ridicules petites minutes, le temps de tourner le coin du quai Est avant qu’ils n’y arrivent ! Tant pis pour les banderoles, la fanfare et les feux d’artifices… Nous accostons, abandonnés et solitaires, sur un pauvre bout de ponton, limite inquiets de leur retard… lls doivent avoir eu un terrible accident, ou avoir été enlevés par des extra-terrestres. Au moins… Nous sommes donc terriblement soulagés de les retrouver sains et saufs. Et tellement heureux de les serrer enfin dans nos bras.

Les copains ont trouvé un petit nid douillet où laisser notre Zanzibar pour aller et venir en paix : les garçons déménagent le navire à une bouée, pendant que nous allons entre filles chercher les loulous à l’école. Que c’est doux de les retrouver !  En quelques heures nous croisons toute la joyeuse bande saint-martinienne : Karine et David, Thibauld et Roméo, Nadia et maman Kiki, Carole et Ina, Babinet et Sylvie, et même Mumu et Moïcha. La fiesta peut commencer, et le rhum couler sur les citrons  (et les glaçons) !

ah, un vrai canapé.....

ah, un vrai canapé.....

Les enfants sont tout excités et un peu impatients de retrouver une vraie maison. Nous dormons à terre pour la première fois depuis presque 5 mois ! Les garçons envahissent la chambre d’amis, Juju squatte la chambre des Loulous et nous nous réservons d’autorité le magnifique « Bungalove » au fond du jardin : king size bed, douche sous les étoiles… et petit-déj au lit, avec vue sur la piscine !! La galère, quoi…

Tintamarre

Tintamarre

Décision a été prise de partir à Tintamarre pour le week-end. C’est un îlot au nord-est de Saint-Martin, classé réserve naturelle. David et Karine se joignent à nous et embarquent leur petite troupe sur leur voilier. 2 bateaux, 6 adultes, 8 gosses … ça ressemble à un débarquement. Tortues, raies, barracuda, jolis poissons… Et une île déserte qui n’attend que nos vélléités d’exploration (en l’occurence

où est ce gros baracuda ??

l'est où ce gros barracuda ?

une belle promenade dans les épineux, à la recherche de moteurs d’avions tombés dans le coin du temps où l’aérodrome était encore actif). Deux belles journées de baignade-barbecue-baignade-apéro-baignade… Ca vaut presque les Tobago Cays ! Dure vie que la nôtre. On en oublie presque que le moteur tribord a calé bizarrement à l’aller. Mais il faut bien nous rendre à l’évidence au retour : y a comme un problème… Il semblerait qu’on ne puisse pas échapper au mécano lundi matin…

Le verdict est moche : début de serrage sur le moteur. Alarme de température débranchée, pièces usées bizarrement, une série de « petits riens » et de « petits pas-grand-chose » qui se termine sur une grosse panne… Il va falloir sortir le moteur, le démonter, vérifier les stocks de pièces détachées sur l’île, commander ce qui manque en Suède… C’est un peu la catastrophe : les cousines arrivent en fin de semaine.

miettes de moteur...

Tout le monde essaie de nous aider. On met la pression à notre gentil mécano Ehouarn, on active notre réseau pour essayer de trouver les pièces au plus vite, on échafaude tous les plans imaginables pour accélérer la cadence… Ca nous rappelle un certain été 2011… On essaie d’y croire mais les mauvaises nouvelles tombent unes à unes : pas de stock sur l’île, pas non plus de pièces d’occasion, les commandes qui arrivent toujours « sur le prochain vol », puis « le suivant », puis « celui du lendemain », puis « peut-être mardi, ou jeudi, ou samedi…. ». On ne lâche pas l’affaire ! Manu travaille avec Ehouarn pour gagner du temps (et aussi quelques heures de main d’œuvre). Mais on a quand même le moral un peu vacillant. Trop de réminiscences des galères passées.

Heureusement que nous sommes avec Anne et Phiphi (et leurs copains !). Ils nous soutiennent beaucoup et nous apportent un appui logistique inestimable : maison, voiture, téléphone, internet, relations, lave-linge… et surtout, surtout, rigolade tous les soirs ! C’est du « all inclusive » de compétition !

Mardi Grand-Case

Parade, Grand-Case

En attendant nos petits morceaux de moteur, on arrive quand même à s’échapper de nos soucis pour quelques virées, parfois mémorables (mais no comments : je préfère essayer d’oublier les effets dévastateurs des mélanges planteur-kamikazes et autres shots colorés… la plage peut se révéler être un endroit très dangereux, et pas qu’à cause des vagues !…). Et, en plus de leurs gentils parents, nous profitons des enfants : sortie d’école, mardi de Grand-Case (miam miam les crêpes et les Johnny Cakes locaux au milieu du Carnaval), entrainement de rugby sur la plage, histoires au lit, gros câlins…

Juliette se plaint toujours de son bras droit depuis sa chute sur le ponton de la marina de Pointe à Pitre, il y a quelques  jours. Nous nous décidons enfin à l’emmener faire un petit tour aux urgences avant qu’on nous envoie la ddass… Et bien nous en prend ! D’abord parce que ça amuse beaucoup les filles d’aller à l’hôpital local (bien plus drôle que d’aller à l’école à en croire Lina…), ensuite parce qu’elle ressort quand même avec une jolie petite attelle plâtrée et 2 semaines d’immobilisation ! Mais il paraît qu’il ne faut surtout  pas culpabiliser…

Nous croisons furtivement Modus, qui fait une courte escale à Saint Martin avant de partir pour les Iles Vierges. Pas sûr que nous ayons encore l’occasion de naviguer ensemble avant nos retours respectifs : ils doivent être rentrés pour fin juin alors qu’on a prévu de trainasser un peu plus en route… C’est tristoune, leur petit grain de folie va nous manquer !

La semaine passe bien vite. Et, quand le samedi arrive, le moteur est loin d’être réparé. Alors David et Karine nous prêtent une deuxième voiture et on commence à étudier un plan B pour occuper tout notre petit monde en attendant de pouvoir reprendre la mer…

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13 février – 16 février 2012 – Gwada, suite et fin

Départ tôt le lundi matin, en patrouille avec Modus. Il n’y a pas de vent et nous devons naviguer avec l’appui des moteurs pour remonter vers la marina de Pointe-à-Pitre, avec un bon courant de face pour couronner le tout… Pour nous remonter le moral, les Rogeon assurent la logistique à l’arrivée et nous apportent le déjeuner au ponton. Le top. Puis le marathon-marina commence : avitaillement, plein d’eau, lavage du bateau, lessives… et apéro géant sur le quai avec les bateaux-copains de passage (et l’inévitable chute de gosse sur le ponton : Juliette se prend les pieds dans une amarre en courant et s’étale un peu fort…).

Marina du Bas du Fort

Les dernières heures avec nos équipiers  passent trop vite.  A peine le temps de se poser qu’il faut déjà les accompagner à l’aéroport. Nous sommes bien tristes et déjà nostalgiques de ces quelques jours passés à naviguer ensemble. Le cœur n’est pas à la fête. Alors nous terminons rapidement de préparer le bateau pour quitter la marina et reprendre la mer au plus vite.

Nous partons le mercredi après-midi à Ste Anne pour y passer la nuit et rallier ensuite St Martin d’une traite. Nous ne passerons finalement pas par Antigua où nous reviendrons plus tard avec les cousines.

Départ de Ste Anne

Nous retrouvons Hélène et Jojo, mais aussi Laetitia arrivée quelques jours plus tôt sur le village ! On a l’impression de rêver, à se retrouver ainsi sur la plage, à parler de Cournon et des copains-copines. Comme si on venait de se projeter à 6000 km ! On donnerait beaucoup pour être tous ensemble réunis sous les cocotiers !

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09 février – 13 février 2012 – Les Saintes

Arrivée en fin de journée par la Grande Passe sur le petit archipel des Saintes. La baie formée par ces îlets volcaniques, entièrement cernés de récifs peu profonds, est magnifique. Nous prenons une bouée face au village de Terre de Haut et profitons 48 heures de l’atmosphère typique de l’île (surtout tôt le matin, avant l’arrivée des flots de touristes !).

Les Saintes, Terre de HautLe relief escarpé et le climat plutôt « sec » n’ayant pas favorisé le développement de cultures, peu d’esclaves ont été amenés sur ces îles. Le peuplement est donc historiquement constitué de descendants de colons Bretons, Normands et Poitevins qui se sont installés ici pour la pêche. Les Saintois sont donc surtout des métis aux yeux clairs.

Nous partons ensuite à l’îlet à Cabrit, dont la tranquillité nous enchante. Nous nous laissons aller à farnienter : baignade, promenade, baignade, plage, baignade… Nous montons au Fort Joséphine, qui domine l’île, pour organiser notre cyber-café : face à Terre de Haut, on y attrape suffisamment de réseau internet pour synchroniser nos messages, prendre la météo et télécharger un peu de cned… Théophile valide son B2i face à l’océan et, pour une fois, ne trouve pas trop à redire sur ses conditions de travail… Jolie vue depuis ce bureau improvisé !

Claudine et Joël nous rejoignent le dimanche matin par la première navette de St François, pour passer quelques heures sur Zanzibar et rentrer ensemble sur la marina de Bas du Fort en fin de journée. Alors que nous les ramenons au bateau depuis Terre de Haut, à bord de notre super dinghy (équipé depuis peu d’un bô moteur qui nous évite enfin d’être trempés à chaque voyage…), nous croisons Modus qui arrive de Marie-Galante. Quelle jolie surprise ! Ils prennent une bouée à côté de Zanzibar et c’est reparti pour la fiesta ! Les enfants sont heureux de se retrouver, tant pis pour le cned … et le planning : nos invités n’ayant ni contraintes ni obligations, nous décidons de rester pour la nuit et reportons (pour la 2ème fois déjà) notre retour sur la Guadeloupe.

Steph nous organise une fantastique plongée au pied du « pain de sucre », sur Terre de Haut. Ce piton rocheux plonge dans la mer en offrant un magnifique tombant à explorer. Première plongée (à 18 mètres !) pour Théophile, heureux comme un poisson dans l’eau, et première plongée en dehors des fonds vaseux de l’étang de Thau pour Isa. Et une grande pensée pour Cyril ! C’est beau, beau, beau.

atelier poterie

Très belle soirée sur la plage. Ulrich, le potier et unique habitant de l’îlet, nous prête table, bancs, lumière et braise (sortie directement de son four !) pour faire nos petites grillades. Les enfants, qui ont déjà patassé dans l’argile une bonne partie de l’après-midi, investissent à nouveau l’atelier : masques, bols, pots… ils sont particulièrement productifs (et Ulrich particulièrement patient !).

Nous devons quand même nous résoudre à rentrer… Nicole et Kiki reprennent l’avion mardi soir (snif snif) et il nous faut faire une petite escale technique avant de repartir sur St Martin.

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06 février – 08 février 2012 – Dominique

Cap sur la Dominique ! Nicole et Kiki s’adaptent sans soucis à la mer un peu formée et au vent de travers qui nous accompagnent jusqu’à Prince Rupert Bay et la ville de Portsmouth, au Nord de l’île. Nous sommes accueillis (comme d’habitude) par les « service boats » et dealons rapidement avec « Providence » pour faire la rivière Indienne et un petit tour dans l’île, dès demain matin aux aurores.

Levés avant même que le jour ne pointe, nous sommes tous d’attaque et sur le pont à 7 heures. Notre gentil guide Martin vient nous chercher avec son bateau, entre 2 grains.

Rivière Indienne

Nous commençons par la rivière indienne, et c’est une très bonne idée : on écoute le bruissement de la forêt qui s’éveille à peine, on voit et on entend beaucoup d’oiseaux, on se laisse bercer par le doux bruit des rames, profitant de l’intense tranquillité de la promenade. Un moment de grâce, tellement apaisant. Nous écoutons les commentaires de Martin avec attention : il aime son île et est heureux de nous en faire découvrir un des joyaux. Il connaît les plantes, les fleurs, les animaux qui peuplent le rivage, nous fait tendre l’oreille au cri des perroquets, des hérons à dos bleu ou à dos vert, observer les crabes de terre, les lézards… S’écoulant doucement en méandres sous la voute des palétuviers, des cocotiers et des palmiers, la rivière indienne est toujours (presque) telle que Christophe Colomb l’a découverte au 16 ème siècle.  Nous marchons avec émotion dans les traces de nos ancêtres explorateurs, la peur des indiens en moins !!

Martin tresse un perroquet

Sur le retour, alors qu’il  tresse pour Juliette un perroquet en feuille de cocotier et nous parle de ses origines françaises par son grand-père, Martin nous apprend qu’il s’appelle Carrière ! Quel étonnant hasard ! Il peine à croire que nous portons le même nom. La main sur le cœur il nous dit son émotion, les seuls autres Carrière qu’il connaît étant sa famille sur l’île… Nous nous déclarons officiellement cousins et la journée, déjà bien sympathique, prend une tournure pour le moins chaleureuse et hospitalière !!

Ecole

Comme il ne peut pas nous accompagner toute la journée, il a chargé son cousin, guide officiel comme lui, de nous accompagner avec son mini-bus pour partir à la découverte du nord de l’île. Notre faisons ainsi la connaissance de notre nouveau cousin, Paul (Carrière par sa mère), qui nous présente en chemin à tous les autres « issus de Carrière » qu’on croise ! A commencer par la directrice de l’école primaire, notre nouvelle cousine (Carrière par sa mère aussi, mais pas la même que Paul), qui nous reçoit très gentiment : Martin nous y accompagne parce qu’il tient absolument à nous présenter sa fille, Nicole, notre nouvelle petite (et adorable !) cousine.

Jardin de Paul

Avant de quitter Portsmouth, Paul nous fait découvrir les quartiers méconnus de la ville et nous emmène voir sa maison, dont il termine la construction, et son jardin. Il est très fier de ce terrain, acheté avec l’aide de l’état, et qui lui a permis de revenir s’installer en Dominique après quelques années passées en Guadeloupe. Il nous cueille des fruits et même des herbes fraiches pour réaliser de délicieuses infusions (si, si, des infusions : de l’eau chaude, avec de l’herbe dedans, et sans rhum), puis nous reprenons la route de la montagne en direction de Batibou Bay, sur la côte est.

Nous nous arrêtons tout d’abord pour une chouette balade à pied (et en tongues !!) jusqu’à une cascade perdue dans la forêt tropicale. Le sentier est très boueux et nous nous amusons comme des petits fous avec nos chaussures tellement adaptées à la randonnée… Mais contre toute attente nous arrivons sains et saufs, après 3 bons quarts d’heure de glissades dans la gadoue. Chemin faisant Paul nous parle de la forêt, nous donne le nom des arbres, des fleurs, des plantes, fabrique des parapluies végétaux avec de larges feuilles pour nous mettre à l’abri des grains (pardon, des « liquid sunshines » !), nous ouvre des noix de coco à coups précis de machette (on boit le lait, on mange la chair, on ne risque pas l’hypoglycémie !). On le sent en totale communion avec cet environnement incroyablement luxuriant.

Retour tout aussi épique (et même pire : cette fois ça descend…). Paul nous explique toutes les vertus médicinales des plantes que l’on peut cueillir sur le bord du chemin et dont ils se servent pour se soigner (maux de tête ou de ventre, maux de dos, rhumatismes, coups et bosses…). Nous réalisons à quel point nous sommes déconnectés de la nature dans nos contrées tellement « modernes »… Quel dommage !

Calibishie

L’étape suivante nous mène à Batibou Bay, anse magnifique où ont été tournées des scènes de Pirate des Caraîbes. Nous suivons le rivage vers le sud jusqu’à Calibishie,  plus ancien village indien de l’île. C’est là que nous déjeunons (la marche à tongue, ça creuse !), au bord de la plage bordée de cocotiers. Nous admirons au passage les impressionnants rochers de la Porte d’Enfer, qui montent la garde devant la baie.

Red Rock

Nous poursuivons un peu notre route après Calibishie pour partir à la découverte du site de Red Rock.  Le paysage volcanique, lunaire (ou peut être plutôt martien tant la terre est rouge) est saisissant, même sous la pluie qui nous rafraichit. Nous y rencontrons un descendant direct des indiens caraibes, qui cultive patiemment son magnifique jardin, tranquille au bout d’un petit chemin, et qui trouve nos enfants « so nice » … (il doit abuser de substances psychotropes…). Nous y profitons aussi de l’arrêt opportun d’un producteur de fruits et légumes pour faire notre marché sur le bord de la route.

Puis nous repartons vers le nord, nous arrêtant à Vieille Case pour admirer … les vieilles cases ! Quelques Carrière trainent aussi dans le coin. Paul nous emmène à la rencontre de son vieux copain Jo the Jazzman, personnage haut en couleur avec qui il a longtemps animé les bars jazzy de l’île. Il vit dans une toute petite case très rudimentaire, au milieu de son jardin, avec la mer pour horizon. Impossible de ne pas improviser un petit concert avant de reprendre la route, chargés de patates douces, de gingembre et d’ « on ne sait pas quoi  encore »…

Cold sulphur spring

Nous montons vers la Morne au Diable, le volcan qui domine toute la pointe nord de l’île. Nouvelle petite marche (toujours en tongues et dans la bouillasse…), pour rejoindre les Cold Sulphur Springs. Les larges flaques d’eau glougloutantes dégagent de fortes émanations de souffre mais restent effectivement tièdes, contrairement à la souffrière de Ste Lucie.

Prince Rupert Bay

Le retour se fait par le chemin des écoliers jusqu’à la plage de Portsmouth. Martin nous attend pour nous raccompagner jusqu’au bateau, chargés de tous nos fruits, légumes, plantes et graines… et de Jo the Coco, la noix de coco germée que nous avons décidé d’adopter (difficile challenge que de la garder jusqu’à Cournon quand on connaît mon extrême habileté à faire périr les plantes les plus résistantes…!).  Nous sommes fatigués mais vraiment très heureux de cette belle journée, des paysages exceptionnels que nous avons découvert et des rencontres étonnantes que nous avons faites.

Martin

Martin passe nous saluer une dernière fois au petit matin, avec un magnifique bouquet d’oiseaux de paradis et un petit drapeau de Dominique en souvenir de nos « cousins » dominicains.  Que nous sommes tristes de partir ! Nous avons découvert si peu de l’île…

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28 janvier – 05 février 2012 – Guadeloupe et cie …

28 janvier – Martinique- Dominique

Nous partons au petit matin de la baie du Galion et quittons nos camarades de navigation à la sortie de la passe. Ils redescendent vers le Marin, nous remontons sur la Guadeloupe.

Dominique-Guadeloupe

Comme annoncé sur les fichiers météo, nous  nous faisons malmener au près serré par une mer très grosse et un fort vent de Nord-Est.  La côte au vent se mérite… Jolie récompense quand même : un banc de dauphins vient jouer autour du bateau, l’accompagnant dans des surfs à plus de 9 nœuds ! Il y a longtemps que nous n’en avons pas vu et retrouvons intacte toute la magie de ces rencontres.

Nous passons sous le vent de la Dominique. Le vent nous a poussé un peu (beaucoup) plus vite que nos prévisions et nous avons le temps de remonter tout au nord de l’île pour faire escale dans Prince Ruppert Bay avant que la nuit tombe.

29 janvier – Dominique-Guadeloupe

La mer est un peu plus « tranquille » pour cette nouvelle journée de navigation, et puis on s’habitue… Nous remontons au près, cap sur Grande Terre, tirons un long bord vers Marie-Galantes et atteignons la marina du Bas du Fort en début d’après-midi. C’est dimanche, service minimum : on nous colle au ponton d’accueil des grands yachts, au milieu de voiliers magnifiques. Avec le linge qui sèche aux filières et nos gosses hirsutes, on fait un peu pacoulis…

On doit mouiller à l’ancre au milieu du chenal, puis reculer cul au ponton (3 mètres au-dessus de nos jupes…) : grande première pour l’équipage, nous n’avons jamais eu droit à ce genre d’amarrage. Théophile est à la manœuvre côté baille à mouillage. On avance tranquillement en réfléchissant activement à la meilleure façon de s’y prendre. Et là soudain … l’ancre saute du guindeau et plonge dans le port sans qu’on l’y ait invitée : la chaine se dévide à une vitesse folle et évidemment je n’ai pas de chaussures pour la bloquer avant que les 40 mètres ne trempouillent dans l’eau. Manu (même pas énervé !) arrive à la rescousse, la stoppe net et repart aussi vite à la barre. On remonte tout, on respire à fond, et on reprend du début ! Et je vais mettre mes chaussures… Finalement nous manoeuvrons comme des chefs.

Hélène et Jojo, arrivés quelques jours plus tôt à Ste Anne, ne tardent pas à venir nous voir et nous accompagnent gentiment le lendemain assurer notre avitaillement. Pas de voitures dispo avant mardi matin (ben tiens), et il a encore fallu chercher partout ! Nous bichonnons Zanzibar (grand rinçage à l’eau douce !) avant de récupérer mamie Nicole-papy Kiki et de repartir pour 2 semaines de mouillages sauvages.

youppiiiii !!!! papy mamie !!!!

31 janvier – Les enfants sont surexcités à l’idée de revoir leurs papy-mamie et courent partout dans l’aéroport : je ne sais pas à quel âge ça leur passera… Mais il nous tarde à tous d’être réunis.

01 février – Après une première nuit à quai pour vaguement récupérer du voyage et du décalage horaire, nous partons pour l’îlet Gosier, à quelques nautiques seulement de la marina. Hélène et Jojo ont pris la navette tôt le matin et nous ont réservé un joli carbet à terre.

phare de l' ilet Gosier, Guadeloupe

Pique-nique, baignade, promenade… sympathique petite mise en jambe pour nos nouveaux équipiers. Une fois la nuit tombée, pour une raison inconnue et bien étrange, le bateau évite bizarrement autour de l’ancre et ne suit pas le mouvement des autres navires autour, s’en rapprochant même un peu trop… Nous décidons d’aller nous amarrer à la bouée d’un des bateaux-promenades qui ne vient que le week-end. Nuit tranquille et chouette réveil, à quelques mètres de l’îlet !

02 février – Nous levons l’ancre pour une nouvelle petite nav, à la voile cette fois, pour rejoindre la baie de Ste Anne un peu plus à l’est. Le mouillage n’est pas très fréquenté, protégé par des cailles affleurant la surface. Nous y retrouvons Hélène et Jojo sur la plage des «  Tamalous » : nous sommes sidérés (et plutôt amusés) par la foule qui s’entasse sous les cocotiers. Zanzibar fait sensation ! Jeudi est soir de marché à Ste Anne et nous y faisons une razzia sur les accras, boudins créoles et autres délices… Le ti’punch prend une autre dimension !

03 février – 05 février 2011 – Marie-Galante

Anse Canot, Marie Galante

Nous ne nous attardons pas en Guadeloupe et profitons d’une météo « clémente » pour mettre le cap sur Marie-Galante. La mer de travers nous secoue un peu et nous arrose allègrement. Mais nos équipiers ont le pied marin ! Nous arrivons à l’anse Canot en fin de matinée et tombons littéralement sous le charme de cette petite baie déserte. Un seul autre bateau partage notre mouillage et quitte les lieux en fin de journée. Nous décidons d’y passer la nuit. Quel bonheur de s’éveiller dans ce petit coin de paradis où nous nous sentons seuls au monde ! Nous trainons sur la plage, les enfants jouent comme des petits fous dans les vagues, on ne peut raisonnablement pas envisager de partir, même si quelques bateaux viennent quand même troubler notre solitaire quiétude, week-end aidant…

Grand Bourg, Marie Galante

Nous passons donc encore une nuit dans ce si bel endroit avant de rejoindre Grand-Bourg, la « capitale » de l’île. Le mouillage se fait dans le port mais les guides parlent aussi d’un ponton sensé pouvoir accueillir les bateaux de plaisance. Comme il n’y a plus vraiment de place à l’ancre, nous nous amarrons à ce fameux ponton qui nous tend ses taquets. Les pêcheurs interrogés ne voient aucun inconvénient à notre manœuvre tant qu’on laisse une petite bouée jaune libre d’accès. Soit. Un cata de charter nous emboite le pas (et le quai) et son skipper nous raconte la petite histoire du coin : quand le ponton destiné aux plaisanciers (et financé par l’état) a été livré dans le port, les pêcheurs l’ont récupéré pour leur usage perso, sans qu‘aucun document de réception des travaux n’ait même jamais été signé… Ca laisse rêveur…

Grand Bourg, Marie Galante

Nous revenons rapidement à la dure réalité des choses quand un pêcheur très énervé rentrant au port râle de ne pas pouvoir apponter là où il veut : le cata de charter semble en cause mais il n’y a plus personne sur le bateau. Notre homme se tourne donc opportunément vers nous ! Heureusement que Manu sait lui opposer un calme infaillible. D’autant qu’il y a de nombreuses autres places libres sur le ponton. Notre pêcheur finira bien par se calmer ! On prépare même gentiment un petit café pour lui remonter le moral ! Mais en fait il ne se calme pas du tout. Bien qu’on lui explique une enième fois que ses collègues nous ont autorisés à nous mettre à quai, il s’énerve encore et nous traite de touristes (ce qui est tellement vrai !)… Mais finalement, lassé lui-même de sa litanie,  notre ami se met à quai 3 mètres plus loin. Et nous prenons le café sans lui. Tant pis !

Grand Bourg, Marie Galante

Heureux de nous être fait aussi rapidement des copains sur l’île, nous ne résistons pas à l’envie de partir à la découverte du village et d’aller en découdre avec sa population. Mais bizarrement nous ne nous fâchons avec personne d’autre… C’est dimanche, la ville est calme et déserte. L’escale n’a finalement pas grand chose d’exceptionnel (surtout après l’anse Canot), bien que nous fassions quand même une chouette balade dans le bourg, à la recherche de gaz pour le barbecue…  Peut être manquons nous un peu la magie des lieux, si magie il y a … Surtout les baignades nous manquent et nous avons un peu hâte de repartir.

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25 janvier – 28 janvier 2012 – Martinique, côte au vent

La côte au vent de la Martinique étend ses rivages peu accortes de la pointe des Salines, au sud, jusqu’au parc naturel de la presqu’île de la Caravelle : quelques dizaines de kilomètres de rochers battus par les alizés, où viennent se fracasser les vagues de l’atlantique, des cailles qui affleurent la surface de l’eau comme pour interdire l’accès d’anse magnifiques noyées dans la mangrove ou de plages de sable blanc isolées du monde… La plus grande vigilance s’impose en navigation. Les bateaux de location n’ont pas le droit de venir s’aventurer de ce côté-ci et on comprend rapidement pourquoi. Même avec les cartes nautiques. Les passes (voies « navigables » entre les îlots cernés de coraux) se repèrent sur le papier mais s’appréhendent vraiment in situ, dans une sorte de rite initiatique : on se suit au millimètre, on note les « combines » d’alignement, on veille les consignes sur la VHF… lorgnant les hauts fonds et les rochers peu accueillants, composant avec la houle du large.

Blue Note ouvre la voie : il a longtemps navigué dans ces eaux et connaît parfaitement la zone. Bien que concentrés sur la cartographie pour faire « comme si que »  nous étions tout seul, nous sommes rassurés de la savoir si près et de pouvoir caler notre route dans son sillage ! Mais pour suivre ce fin régatier et son Outremer 55 light, nous gardons avec un optimiste débordant un peu trop de toile pour le vent qui forcit rapidement après notre départ… On finit avec un peu de casse : une came de baume se jette à la mer et la bordure de la GV s’en va flotter plus loin… Impressionnant sur le coup mais pas dramatique. Pour le coup on va devoir garder un ris à poste jusqu’à pouvoir réparer en Guadeloupe… On continue d’apprendre…

Baie des Anglais.

Baie des Anglais

Juste au nord de la « Pointe d’Enfer » (c’est dire…) , la passe est impressionnante : les vagues déferlent sur les cailloux à quelques encablures seulement du bateau, tandis que le vent fort et les vagues nous font surfer.  Mais après ce premier moment de tension, le « Cul de sac des Anglais » est ensuite un havre de paix : pas une vaguelette pour nous secouer. Nous descendons à terre pour visiter un peu le coin mais la mangrove et la végétation ne laissent la place à aucun chemin. Nous nous rabattons donc sur la petite plage pour faire des châteaux et des trous dans le sable, se promener les pieds dans l’eau, papoter sous les cocotiers….  On galère…

Ilet Oscar – La « baignoire à Joséphine »

Baignoire à Joséphine

Le lendemain matin nous appareillons pour remonter un peu plus au nord, vers l’ilet Oscar et la célèbre « baignoire à Joséphine ». Une petite merveille de mouillage. Nous nous aventurons à pique-niquer à terre le soir venu, sous un grand carbet près de la plage. Grand luxe. C’aurait été mieux avec les bougies et les tortillons anti-moustiques (oubliés sur la table à carte…), mais l’aventure c’est l’aventure !

Havre du Robert – Ilet Madame – Baie du Trésor – Baie du Galion

Ilet Madame

Notre dernière navigation nous mène à l’extrémité Est de la presqu’île de la Caravelle. Nous nous arrêtons en chemin piquer une tête dans l’eau claire de l’îlet Madame. Nous avons un coup de foudre pour cet endroit paradisiaque et regrettons de ne pas pouvoir y jeter l’ancre un peu plus longtemps. Il faudra revenir, ne serait-ce que pour la pétanque sous les cocotiers !

Baie du Trésor

Nous repartons en fin de matinée pour la Baie du Trésor et approchons si près de la terre que nous amarrons le bateau à un arbre ! Seul un très irascible vacancier vient troubler la paix de notre mouillage : la vue de nos 3 catas l’irrite et il regrette que notre présence dans la baie puisse être tolérée par les autorités. Il nous photographie même pour en référer en haut lieu ! Les enfants décident alors de construire leur habituel château de sable (avec trous mortels autour), à quelques mètres de leur serviette. Et nous les laissons lâchement  œuvrer. Na !

Chateau Dubuc

Nous descendons à terre, non sans avoir jeté notre ancre sous le bateau, au cas où notre plagiste enragé aurait l’étrange idée de décrocher notre aussière… Nous traversons la mangrove vaseuse et son sinistre enchevêtrement de racines aériennes pour aller visiter le Château Dubuc. Les vestiges de cette ancienne plantation témoignent de l’activité sucrière de l’époque et des conditions de vie des esclaves. Les enfants sont captivés ! mais par de gros bernard-l’hermite dont l’exiguïté des coquillages semble beaucoup plus les amuser que la vue des geôles, pourtant toutes aussi minuscules, où étaient enfermés les esclaves un peu trop véhéments…

Bateau stop à la Baie du Trésor

Nous quittons le mouillage avant la nuit (il n’est toléré que le jour) pour aller nous poser dans la Baie du Galion. Dernière soirée tous ensemble avant de nous séparer pour plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Nous partons demain matin pour la Guadeloupe, via un petit stop en Dominique pour s’éviter une nav de nuit. La météo n’est pas tip top, on va se faire brasser jusqu’à passer sous le vent de la Dominique, mais nous ne regrettons pas ce si joli détour par la côte atlantique de la Martinique !!

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18 janvier – 24 janvier 2012 – Martinique

Sainte Anne

Nous partons tôt le matin de Ste Lucie pour parcourir les 25 nautiques qui nous séparent du sud de la Martinique, que nous distinguons au loin. Au moment d’établir notre vague itinéraire, nous n’avions pas projeté de nous arrêter à la Martinique : puisqu’il fallait faire des choix cornéliens, sacrifier les Antilles françaises nous semblait un moindre mal (on pourrait y retourner plus facilement). Mais les papy-mamies nous faisant la joie de venir nous rejoindre en Guadeloupe fin janvier, nous avons décidé de reporter notre arrivée sur Saint Martin et de trainer dans le coin en attendant. Anne et Phiphi s’adaptant gentiment (une fois encore !) à notre planning très flottant.

Navigation au près serré, pratiquement le vent dans le nez ! Ca secoue fort et c’est carrément désagrable… Mais nous en profitons pour affiner les réglages du bateau sous cette allure que nous découvrons un peu. On avance le chariot de grand voile, on borde, on tente des trucs, on observe les réactions … on progresse, doucement mais sûrement !

Sainte Anne

Nous jetons l’ancre dans la baie de Ste Anne, au sud de l’île, à quelques mètres de la plage. Nous y retrouvons quelques bateaux copains, de « vieilles connaissances » et de « nouvelles têtes » qu’on connaissait déjà plus ou moins de nom (de bateau !). Tout ce petit monde apérote sur Zanzibar et on enchaine même sur un énorme plat de pâtes pendant que les enfants se font une « sortie ciné » sur Bubu.

Le Marin

Le lendemain matin nous rejoignons la baie du Marin, juste à côté, pour se rapprocher de la marina, de ses shipchandlers et d’un petit avitaillement « français » après 4 mois d’exotisme culinaire. Expédition en annexe jusqu’au ponton du Leader Price, le Hédiard des navigateurs au long cours à en croire les exclamations des enfants : oh maman, du fromage râpé ! oh maman, du saucisson ! oh maman, des yaourts ! Leurs yeux qui brillent me rappellent une certaine Anne devant les vitrines Hagen Daas !… Marin, limite maniaco-dépressif quand il s’agit de ses petites  compotes (Andros ou rien) ou de ses crèmes vanille (Paturette exclusivement), entame sa thérapie : il  est prêt à tout essayer !

Du mouillage « à gauche du chenal » de la marina, nous bougeons au mouillage « à droite du chenal », devant dégager la zone où la ville du Marin organise ce week-end une importante régate de yoles rondes. Mais l’ancre dérape 3 fois dans les fonds vaseux et nous retournons au mouillage « à gauche du chenal » en attendant d’être vraiment contraints et forcés de déménager. Nous avons demandé une bouée, mais il n’y en a plus. Nous avons demandé une place, mais il n’y en a plus vraiment non plus. Et puis tout à coup, finalement, si. Nous partons donc pour un ponton, puis pour un autre le lendemain… Mais entre les manœuvres nous arrivons à avoir un semblant de vie, bricolant un peu et avançant l’école. On arrive même à bloquer une journée entière pour aller balader dans l’île !

Montagne Pelée

Nous décidons de louer une voiture pour monter à la Montagne Pelée. Il n’y a évidemment plus une seule voiture sur toute l’île… On ne change pas une équipe qui gagne ! Mais comme nous sommes plutôt tenaces, on finit par en dégoter une et pouvons nous joindre aux Modus pour cette escapade montagnesque. Nous partons comme des fleurs en fin de matinée, quand tout le monde recommande de partir avant même le lever du soleil… Pique-nique au refuge n° 1 au dessus de Morne-Rouge. On a déjà froid…. Puis ascension dans les nuages jusqu’au sommet de la caldera, après le refuge n°2, ce qui représente déjà une prouesse physique au regard de notre manque d’entrainement ! On n’a plus froid du tout !

Montagne Pelée, sommet de la caldera

Juliette et Marylou caracolent fièrement en tête, sans  pour autant s’arrêter de blaguer, tandis que nos pauvres ados ferment la marche loin derrière, successivement victimes de crises d’asthme, de suffocations, d’épuisement, d’in-intéressement aggravé au monde volcanique, de bêtise…  mais mine de rien ils montent ! Et on regrettte de n’être pas partis avant le lever du soleil pour pouvoir monter jusqu’au cratère  avant la nuit. C’est frustrant.

Anse Couleuvre

Nous nous consolons avec un petit détour par l’anse Couleuvre sur le chemin du retour. Cette plage de sable noir, à laquelle on accède à pied par un petit sentier, marque la fin de la route Ouest de l’île, au nord de St Pierre. Le volcan empêche la liaison avec l’Est et cet endroit ressemble un peu à un bout du monde. Baignade dans les vagues pour les plus courageux, alors que le soleil disparaît dans l’océan en embrasant l’horizon. Nous nous retrouvons rapidement dans le noir… Comme ça on peut s’amuser comme des petits fous à remonter le sentier de nuit, voyant à peine nos pieds… Alors qu’il y a plein de bêtes !!

Nous quittons le Marin pour retourner une dernière fois au mouillage de Ste Anne et, cette fois, prendre le temps de descendre à terre pour découvrir l’ambiance attachante de ce village. Modus et Blue Note nous récupèrent demain matin aux aurores pour aller arpenter ensemble la côte au vent de l’île.

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12 janvier – 17 janvier 2012 – Saint Lucia, again

lever de Soleil sur Bequia

Alors qu’il fait encore nuit, nous quittons les Grenadines avec regret, sachant qu’ on ne reviendra pas de si tôt nager avec les tortues, ni nous prélasser le long des plages et des rues tranquilles de ces petites îles si attachantes …

Nous passons sous le vent de St Vincent et, pour atténuer un peu la douleur de cette navigation vers le Grand Nord, nous faisons une escale magique aux Deux Pitons, au sud de l’île de Ste Lucie. Vestiges d’un volcan dont le cratère s’est effondré en une large caldera, Grand

Anse des Deux PItons

Piton et Petit Piton dominent la mer et y précipitent leurs versants abrupts. Nous jetons l’ancre à l ‘entrée de la petite anse, face à un rivage très sauvage. Les fonds descendent à pic et nous avons déjà 10 mètres d’eau sous le bateau à quelques brasses seulement de la plage. Nous nous relayons pour aller « snorkeler » : entre les masques cassés au fond des annexes, ceux oubliés sur les bateaux-copains, les tubas démontés et ceux qui fuient…. il devient très difficile de sortir en bande ! Vivement le Décathlon de la Guadeloupe.

petite tablée

Nous rejoignons ensuite Rodney Bay, où nous avions atterris après notre transat. Escale technique. Après 2 semaines de mouillages « sauvages », nous retrouvons l’eau « courante » , l’électricité, nos burgers préférés, les entrecôtes du ChartHouse… et les shipchandlers ! Et c’est bien sympa un peu de civilisation de temps en temps ! Les enfants se retrouvent tous et reprennent vite leurs courses effrénées entre les pontons et le chantier où tous les bateaux-copains font leur carénage, leur effroyable bazar à la piscine (où nous ne les accompagnons surtout pas pour que personne ne sache qu’ils sont à nous), leur vie parallèle dans laquelle nous ne sommes pas, faite de jeux et de riens, de parties de crêpes ou de mousse au chocolat, de rigolades et d’interminables blablas, et éventuellement d’un peu de cned  (tout le monde travaille aux évaluations, il y a de l’émulation dans l’air !) .

Castrie

Un peu ragaillardis après des semaines de « conduite à gauche » côté passagers (sans être vraiment habitués nous sommes quand même moins terrifiés), nous nous sentons prêts à tenter l’expérience côté conducteur pour aller visiter l’île avec les copains ! Même pas peur ! Mais heureusement, il n’y pas plus une seule voiture à louer dans le coin (nous avons, une fois encore, trop bien anticipé le truc !) : c’est donc en taxi que nous faisons le tour de l’île, à 12 dans le mini-van. Ambiance et animation garanties ! Notre gentil chauffeur nous parle créole toute la journée et nous ne comprenons pas un traitre mot de ses explications… Nous tentons  vainement de le ramener à l’anglais, mais rien n’y fait. Tant pis, on se régale tout de même des paysages. Nous nous

moi, chochote ?

rendons aux Deux Pitons en passant par Castries, Anse La Raye, le joli village de Canaries et Soufrière. Nous montons à Sulphur Springs, au cœur de la caldera du volcan : partout des trous d’eau noire bouillonante, chargée de souffre et de divers minéraux, rappelle que l’activité est toujours intense sous terre. L’odeur est difficilement supportable, même si ç’est parfait pour les sinus !! En contre-bas de la caldera, le ruisseau qui traverse Sulphur Spring est canalisé dans un bassin aménagé pour prendre des bains de boue… Ce serait dommage d’échapper à ce divertissant moment : nous nous enduisons d’une mélasse noire, mélangeons un peu d’argile blanche pour faire beau, barbotons dans une eau beurk puis passons 3 heures à essayer de rincer tout ce bazar ! On trouve quand même qu’on a la peau très très douce, ça compense. Evidemment l’expérience dégénère côté garçons : bataille rangée dans le ruisseau à se canarder de boue, ploufs dans le bassin comme s’il s’agissait de la piscine municipale… Le résultat dans leurs tignasses mal peignées est assez intéressant…  Affreux.

Nous reprenons la route complètement flagadas et allons nous ressourcer dans le magnifique jardin botanique de Soufrière. Nous pique-niquons au pied de la cascade du Diamant : avec une once d’imagination, on pourrait facilement se croire perdus au fin fond d’une forêt amazonienne (faudrait quand même supprimer les touristes qui arrivent par bus entiers photographier Notre cascade… et donc nous avec…). Nous déambulons dans les allées, à l’ombre fraiche des voutes végétales, au milieu de fleurs et de plantes aux couleurs éclatantes. Les enfants ne pensent même pas à trouver ça nul tellement c’est apaisant ! Nous revenons cependant à la dure réalité des choses en expérimentant les embouteillages de la traversée de Castries sur le chemin du retour. On avait oublié à quoi ça ressemblait !

vendredi musique, village des pêcheurs, Gros Ilet

Nous profitons de ce passage à Ste Lucie pour abandonner notre progéniture à de sages équipages et aller découvrir les « vendredis soirs » du village de pêcheurs de Gros-Ilet : les rues sont interdites à la circulation et envahie par la foule, vibrant et dansant au rythme de la musique. Partout sur les trottoirs des marchands ambulants et improvisés proposent les plats typiques de l’île : orgie de beignets aux saveurs étonnantes, poulet et porc grillés, riz et petits légumes, saucisses, poisson… nos papilles sont en éveil (et en émoi !) et ne se laissent pas décourager par quelques grains rafraichissants.

Avant de partir pour la Martinique, d’heureuses rencontres nous mènent à Fiona Mayer, qui dirige avec beaucoup d’enthousiasme l’International Educational Center de Gros Ilet et accepte de participer avec ses élèves à notre projet scolaire. Un beau moment d’échange avec ce professeur passionné.  Juliette et son copain Arthur resteraient bien un peu plus longtemps dans la classe, ravis d’y retrouver l’ambiance de l’école, même en anglais !

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04 janvier – 11 janvier 2012 – Tobago Cays & Bequia, Grenadines

Tobago Cays

Tobago, île de Petit Bateau

Petite nav de rien du tout, au moteur pour cause de vent de face, pour rejoindre les îlots du parc national des Tobago Cays. Il faut cependant rester très vigilant en raison des nombreux récifs coraliens affleurant la surface autour des îles.

Ces « cayes » sont des îles basses, principalement composées de sable et de corail. Elles sont soudées entre elles par la plus belle barrière de corail des Antilles. Nous arrivons par la magnifique passe Nord, entre les ilôts de Petit Rameau et Petit Bateau que nous contournons pour aller jeter l’ancre au sud de l’ilôt de Baradal.

Tobago

A peine la baille à mouillage refermée, impossible de résister une seule seconde au bonheur de plonger sans délai dans les eaux turquoises, de nager avec les tortues et les raies que nous avons apercues autour du bateau en arrivant. Quelle émotion  pour les navigateurs débutants que nous sommes ! Le snorkling sur les patates de corail nous permet d’admirer une myriade de poissons exotiques. Même Juliette et Marilou chaussent palmes, masque et tuba pour aller jouer avec les petits poissons (et parfois les gros : un énorme barracuda traine dans les parages !). A terre ce sont les iguanes et une flore exubérante qui nous laissent admiratifs. Le temps, une fois encore, s’arrête pour quelques jours.

récré

Beaucoup de skippers amènent leurs passagers sur la plage de Petit Bateau, où des habitants de Union viennent chaque jour cuisiner poulet mariné et langoustes fraiches sur d’immense barbcue. Nous en profitons pour déguster la cuisine locale : quelques langoustes, des légumes sautés aux épices (cristophines, patates douces, carottes, potiron…), bananes plantins, pommes de terres farcies aux petits légumes marinés, un plateau de fruits frais préparés spécialement pour les flemmards que nous sommes (oranges, pamplemousses, coco, fruits de la passion, bananes, mangues…). Miam miam miam… Tout cela à l’ombre des palmiers, à quelques mètres à peine de la plage où les enfants s’inventent une vie de Robinson. Quel bonheur !

Pourquoi quitter un tel endroit ?? La magie du spectacle nous scotche complètement. Mais après plusieurs jours à lézarder et barboter, il nous faut quand même retrouver un peu de raison (et un semblant de notion de planning) et lever l’ancre pour rejoindre Mayreau, l’île principale des Tobago Cays.

Mayreau

Arrivée à Mayreau

Nous contournons cette petite île par le Nord, dépassons Saltwhistle Bay (pourtant bien jolie) et allons nous amarrer à une bouée dans Saline Bay, un peu plus au sud, face à la plage. Les enfants sautent vite à l’eau pour rejoindre les copains (qu’ils n’ont pas vu depuis au moins 24 heures ! l’horreur…), nous trainons notre flemme et notre déprime d’avoir quitté les Tobagos… Pffff, pourquoi faut-il toujours penser à avancer ?

Mayreau est la plus petite île habitée des Grenadines. Elle ne fait que 4 km2 environ et compte à peine 300 habitants, concentrés dans le village de Old Wall. Il y a plusieurs sources d’eau douce et l’électricité est fournie par un générateur. Une seule route bétonnée traverse l’île, reliant Saline Bay, au Sud-Ouest, à Saltwhistle Bay, au Nord-Ouest. Saline Bay tient son nom d’un petit étang d’eau salé dont on extrait le sel. Il ne sert plus aujourd’hui qu’à la consommation locale mais il était autrefois exporté. Les habitants vivent maintenant principalement de la pêche et du tourisme. Le Nord de l’île abrite un sanctuaire marin de tortues.

La vue depuis les hauteurs de l’île est magnifique, embrassant toutes les Tobago, à l’Est, Union vers le Sud et Bequia vers le Nord. Enfin… il parait, on ne descend même pas l’annexe pour aller promener… Encore du cned à avancer (oh la vilaine excuse… on a la flemme, na !).

Bequia

Bequia

Nous ne nous attardons pas à Mayreau et attaquons notre remontée vers le Nord. Mais avant de quitter les Grenadines, nous faisons une dernière escale sous le vent de l’adorable île de Bequia.

Bequia est la plus grande des îles des Grenadines et la plus septentrionale de l’archipel. Son nom vient de « Becouya », qui signifie « Ile de nuages ». Après la fin de l’esclavagisme et le départ des riches planteurs, beaucoup des habitants se sont reconvertis dans la pêche, et notamment la pêche à la baleine, développant une activité traditionnelle de construction de bateaux, qui persiste encore.

Nous tombons instantanément sous le charme du village de Port Elizabeth, tapis au fond de l’Admiralty Bay. Comme une réminiscence du Cap Vert. La vie y est douce et colorée, nous flânons inlassablement sur la promenade qui longe les quais : jolies maisons coloniales, terrasses de café ombragées, glaces « home made » et bière fraiche, baignades… et partout des sourires, des sourires, des sourires….

Dommage, il faudra attendre encore un peu pour les dernières photos : soucis techniques apparemment insurmontables pour les pauvres humains que nous sommes… Alors on attend tranquillement le miracle … ou de trouver enfin pourquoi on n’arrive pas à récupérer les photos coincées dans l’appareil. Patience et longueur de temps…..

mise à jour du 22 janvier : youpi, on a inventé une solution pour récupérer les dernières photos !

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