Visites et cie

Méditerranée : rien… ou presque.

Bretagne : un Bahia 46 et un Nautitech 475… C’est pas énorme mais c’est pile à St Malo, où nous sommes  pour le départ de la Route du Rhum : c’est un signe !

Au bout du ponton des 60 pieds open, le Bahia nous apparaît un peu minus…  Mais il est surtout mal entretenu, en bazar complet,  et le broker nous prend pour des touristes (mais on commence à avoir l’habitude…). L’impression n’est pas terrible, on se focalise sur les points négatifs (le carré). Dommage.

Au port des Sablons, le Nautitech est vide, immense et froid, sous un ciel breton au top… On ne peut pas faire pire. C’est pourtant un coup de foudre ! Mais le niveau d’équipement à ajouter pour l’équiper « grande croisière »  est vraiment trop important par rapport au prix annoncé. Nous réalisons aussi que 47 pieds ne sont peut-être pas absolument nécessaires à notre bonheur sur l’eau. Nous restons longtemps à discuter  sur le pont avec Yannick Dufeutrelle, de St Malo Nautic. Il nous conseille de nous intéresser de plus près au 435, qui pourrait être plus adapté au budget global dont nous disposons pour le projet , en nous donnant plus de possibilités et de souplesse pour la préparation et les équipements. Il faut savoir raison garder…

Nous étudions tout ce qui a été publié de comparatifs et d’essais et commençons la course au 435 animés d’un espoir nouveau ! mais de courte durée…

Pendant des semaines nous nous relayons pour décrypter des dizaines d’annonces, faire des recoupements, demander des inventaires, des photos. Bilan mitigé : Méditerranée : néant complet ; Bretagne : 1 (mais trop tard, on est déjà rentré à Montpellier) ; Antilles : au moins 2 (mais c’est loin et pas du bon côté de l’Atlantique !) … On répète pour se convaincre que « peu importe le navire, c’est le projet qui compte », mais on a du mal à décrocher. Chaque fois qu’on trouve un nouveau bateau, il ne passe pas le test de la comparaison. On doit terriblement manquer d’objectivité… On commence à envisager sérieusement la solution convoyage mais cela nous semble compliqué à gérer. Avant d’abandonner l’idée, on décide d’explorer quand même toutes les pistes : à commencer par en visiter un pour être certains que c’est bien celui que nous voulons. Après tout on ne connait que le 475. ..

Ca ne va pas être simple. On envoie un message à Nautitech, qu’ils nous trouvent un gentil propriétaire en Méditerranée, disposé à nous faire visiter son bateau, qu’on puisse se faire une idée un peu plus précise avant d’envisager de refaire nos valises.  Ils nous répondent très gentiment mais ne peuvent pas nous aider.  Nous appelons donc tous les brokers et loueurs de la côte Méditerranéenne, de Canet à Menton. Ils ont beaucoup d’unités à nous proposer, d’après eux toutes parfaites pour notre projet (et surtout dans leur stock !), mais pas de Nautitech 435 à l’horizon.

C’est à se décourager.  Jusqu’à ce que le hasard nous mène à contacter Bleu 2 M début décembre : Alain et Aurore ont les clés de deux 435 amarrés à leur ponton, à Canet en Roussillon et nous proposent gentiment de venir voir in situ ce que nous imaginons depuis des semaines. Nous débarquons avec notre joyeuse marmaille, conquis une fois encore par Nautitech.  Trois heures à papoter avec Alain achèvent de nous convaincre.

Pour que ça ne vire pas à la fixette, on prend le temps de voir d’autres bateaux, mais chaque fois on en revient au même constat.

Ben oui…. Sauf que des Nautitech, on n’ en trouve pas…  Alors on fait comment ???

Alain n’a pas notre « bateau idéal » en stock, soit. Mais il peut nous aider à en trouver un, à le négocier, à le convoyer en Méditerranée le cas échéant, à le préparer pour notre projet et à nous assurer la prise en main en navigant ensemble avant le départ.

Et si la solution était là ? Nous manquons de temps pour courir à droite à gauche, chercher tous azimuts : il le fera à notre place. Nous manquons d’expérience pour vérifier tous les points stratégiques d’un bateau pendant une visite : il nous apportera son expertise. Nous manquons de relations et de connaissances techniques pour certains travaux d’aménagement ou équipements : il nous mettra en relation avec son réseau.

Il faut savoir faire confiance. Et puis c’est rassurant de ne pas se sentir seul dans l’organisation d’un tel projet…

Il nous confirme qu’un convoyage est une solution tout à fait envisageable et économiquement viable compte tenu des tarifs pratiqués aux Antilles. Nous rentrons toutes les données disponibles dans notre tableur excel et nous rendons à l’évidence : c’est moins cher, et surtout il y en a plus  !

La solution Caraïbes

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