Transat Bermudes -> Açores / Jour 4

Encore une bonne journée de voile avec une vitesse moyenne au delà des 7 nds poussés par un vent de 13-17 nds réels. Vent qui a un peu tourné en fin de journée pour se placer travers (8 nds+, le top) puis 3/4 arrière dans la nuit. Le bateau a pas mal accéléré, tapant dans la mer (avec notamment ces fameux roulements de – très gros – tambour sous la nacelle générés par une vague qui se forme entre les 2 coques), on a donc pris un ris. En pleine nuit, c’est toujours du bonheur mais c’est bien fait pour nous, on avait qu’à le prendre avant !

On profite de ces journées où le bateau avance bien, et où les milles défilent rapidement, il est probable que ça ne dure pas…On prend chaque journée l’une après l’autre, sans se projeter plus sur une éventuelle date d’arrivée (voilà que je parle comme un entraineur de foot maintenant !)

Petite satisfaction supplémentaire hier en rattrapant puis dépassant un voilier (Yes !) qui était au plus proche, à 4-5 milles de nous. Ils n’ont pas du apprécier car mes appels VHF sont restés sans réponse. Sur le 16, bravo 😦

Nous avons enfin croisé des dauphins dans l’après midi, par deux fois. Des groupes de 7-8 individus qui sont restés à jouer sous l’étrave une dizaine de minutes, un vrai régal dont on ne se lasse pas. Cyril remporte le concours de la meilleure photo. Pour ma part, j’ai eu beau mitrailler comme un fou une cinquantaine de clichés, j’ai bien peur qu’il n’y en ait qu’une ou deux de potables… Je vais laisser le soin à Isa de trier tout ça.

Pas de pèche pour cause de… pas de pèche. Il nous reste encore du Thon d’avant hier, il ne sert à rien de pécher plus, on ne pourrait de toutes façons pas stocker le poisson. Demain, on ressortira les lignes.

Nous avons voté ce matin un changement d’heure, nous sommes donc désormais en UTC-2, soit 4 heures de décalage avec l’Europe. Encore 2 fuseaux à rattraper pour être à l’heure locale des Açores.

Messages personnels:

– Théo informe ses potes qu’il a quitté (temporairement ?) la coupe Ado-boucles rebelles et emmêlées-look surfeur. Nos réserves d’eau le remercient de cet effort.
– Juliette dit à Lili qu’elle est pressée d’aller jouer sur le terrain

Nos stats du jour – ce matin à 11h30 UTC :

  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 176 Milles
  • Vitesse Moyenne: 7,3 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 651 Milles
  • Vitesse Moyenne: 6,8 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 1138 Milles

Zanzibar.

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Transat Bermudes -> Açores / Jour 3

Bonne journée de nav hier, 170 milles parcourus, le tout sans être secoués ni mouillés. On est toujours au bon plein, avec un petit Sud Est de 5-6 Beaufort (apparent). Le bateau se comporte bien, ne souffre pas (on garde très souvent un ris dans la GV, nous plaçant toujours en dessous de ce qu’on pourrait faire), le pilote gère bien les écarts de route (courant, etc..) et nous mène sur un rail.

L’équipage va toujours bien. Les enfants vont pouvoir reprendre le CNED pour leur plus grand plaisir.

Le rythme des quarts se met en place. Isa nous a concocté un planning de quarts et corvées (cuisine, vaisselle, nettoyage) répartis par équipe de deux (un adulte et un enfant), qui ferait pâlir d’envie un planificateur d’usine.

On s’est régalé avec le thon, il nous en reste suffisamment pour tester moult recettes: en carpaccio, revenu à la poêle, etc… Miam !

Messages personnels: Une pensée de l’équipage pour Doumé, notre premier équipier transatlantique – Cyril le remercie pour la veste de quart !

Nos stats du jour – ce matin à 11h30 UTC :

  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 169 Milles
  • Vitesse Moyenne: 7,0 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 475 Milles
  • Vitesse Moyenne: 6,6 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 1315 Milles

Zanzibar.

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Transat Bermudes -> Açores / Jour 2

Journée de rêve hier en ce qui concerne la navigation. Du vent, mais pas trop, de la mer, sans excès, du soleil et des étoiles la nuit, un bateau bien équilibré, nickel ! Seule petite ombre au tableau, le vent qui molli en début de nuit, mais on reste malgré tout atour des 6nds. Ca ne dure pas, et le vent se réinstalle à 4-5 Beaufort. On est ainsi depuis ce matin, toujours au prés bon plein, à 7-7,5 nds environ.

On a profité de ces heures de nav tranquilles pour se reposer et bricoler un peu sur le bateau: remettre en place la vitre de protection du tableau électrique (plus d’arrêt intempestif du pilote à cause d’un genou maladroit) et connexion du pilote automatique au PC. On aurait du le faire plus tôt ! Dans ces conditions de vent établies, le couple PC-Pilote gère la route avec une précision étonnante, pas la moindre petite déviation; et nous un truc de moins à faire 🙂

L’équipage va bien aussi. On déplore juste un petit rhume pour le Capitaine – je ne supporte plus d’être au dessus de 30° Nord – et Théo, mais rien de méchant.

Très peu de bateaux autour de nous, juste un très gros cargo qui est passé assez près – 3 milles. Le Bubu n’étant plus visible depuis hier matin, mais avec lequel on communique via email ou sms iridium chaque jour (surtout histoire d’être raccord pour le « beer time » de 18h). Ils sont à une petite vingtaine de milles.

On a enfin péché hier en fin de journée, un joli thon de 8-10Kg environ – miam les bonnes protéines fraiches !

Nos stats du jour – ce matin à 8h-11h UTC :

  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 156 Milles
  • Vitesse Moyenne: 6,5 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 307 Milles
  • Vitesse Moyenne: 6,4 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 1500 Milles

Zanzibar.

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Transat Bermudes -> Açores / Jour 1

Nous voilà partis des Bermudes pour notre seconde transat. C’est désormais une habitude : je (Manu) prends le clavier pour donner des nouvelles durant la nav. Le style technico-soporifique est de retour !

Départ tôt donc hier matin (7h50), d’une part pour éviter de se retrouver aux douanes et sur l’eau en même temps que les 30-40 bateaux de l’ARC Europe – je vous laisse regarder sur le net – et d’autre part pour profiter au max d’une bonne fenêtre météo: vent de travers, 13-15nds pendant au moins 4 jours avec légère houle inférieure à 2m. Voilà qui s’annonce rapide et confortable.

Nous avions récupéré notre nouvel équipier de choc (Cyril) à l’aéroport Dimanche, et profité des derniers jours sur place pour préparer le bateau. Il a même pu faire une plongée sur un récif corallien et une épave le Mardi matin pendant qu’on finissait de bricoler sur le bateau… et comme il aime plonger, il s’est remis à l’eau pour nous faire une carène toute propre.

Première partie de nav idyllique, les conditions annoncées sont bien là, il fait même beau, le bateau avance tranquillement à 6nds+, ça le fait. En milieu d’après midi ça se gâte un peu, le vent faiblit et nous oblige à démarrer un moteur en appui. Pas grave, on attaque notre rythme navigation-cuisine-jeux et planifions les repas à venir. Ca ne durera pas. Le vent se lève assez soudainement au passage d’un grain (normal), mais reste établi après (ce qui l’est moins) et monte progressivement, tout comme notre vitesse qui grimpe à 9,5 nds. Ca bouge aussi beaucoup, la mer devenant automatiquement plus forte. On prend donc un ris, on réduit le génois, puis deux ris, puis encore un peu de génois, on finit avec 3 ris dans la GV et le Génois, seul moyen de freiner le bateau qui file à 8 nds+ alors que le vent ne cesse de monter jusqu’à 26-28 nds établis. Au prés, pas très cool. La vitesse nous (me ?) va bien, mais j’accepte de réduire sous la pression de l’équipage, surtout pour les vagues qui tapent fort dans le bateau il faut bien le reconnaitre.

Le lave-linge océanique vient de reprendre du service. Même pas un petit prélavage tranquille le temps de s’habituer. Direct le programme coton résistant (à 20 ° au lieu de 60, mais bon…). Cyril accuse un peu le coup – pas terrible comme mise en jambe. D’aucuns diront qu’on fait le coup à chaque fois à nos équipiers, mais je vous assure qu’on y est pour rien, les gribs étaient formels: navigation rapide et confortable assurée !

Après une nuit donc assez mouvementée, le vent se calme un peu et on reprend de la toile, surtout du génois ce qui évite de rendre le bateau trop ardent. On avance bien donc entre 6,5 et 7,5 nds et le passage à la mer est assez confortable.

Rien côté pèche, rien côté dauphins et baleines… il va falloir être patients.

On continue notre route vers l’ENE (cap au 68°), pour le moment sur une route directe vers Horta sur l’ile de Faial. Le vent devrait faiblir un peu et tourner SSE, à voir…

Nos premières stats – ce matin à 8h :

  • Distance parcourue : 150 Milles
  • Vitesse Moyenne: 6,3 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 1640 Milles

Joyeux anniversaire Kiki !!

Zanzibar.

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22 avril – 1er mai 2012 – Turks & Caicos

restes de thon…

Deux jours de nav pour rejoindre ce petit archipel, notre dernière escale Caribéenne. On quitte Puerto Bahia en fin d’après midi, profitant de quelques heures de vent. Au bout de 30 minutes, vlan, la came de la bordure de GV casse ! On les a remplacées à St Martin, ça énerve un peu… Obligés de réduire la voilure avec un vent déjà pas très violent. On alterne entre voile et moteur (et même parfois les deux), nous adaptant à un vent bien mal établi qui nous contraint à tirer des bords, jouer des réglages, travailler notre patience, jusqu’au bout. Nous pêchons un très beau thon, mais qui a malheureusement déjà servi de repas à plus gros poisson que lui (et peut être aussi plus gros que nous !) : il en manque la moitié et les empreintes de quenottes laissées dans la chair sont assez éloquentes…

Big Sand Cay

24 avril – Arrivée à Big Sand Cay. Le mouillage est désert et nous nous sentons agréablement seuls au monde. Le ciel voilé rend l’atmosphère assez étrange et mystérieuse, mais tranquille et apaisante. Il n’y a pas âme qui vive sur l’île, seuls quelques vestiges d’un phare témoignent d’une présence passée. La houle du large n’est malheureusement pas arrêtée par ce petit ilot et nous devons nous résigner à partir trouver un meilleur abris avant le soir.

bretagne nord au mois de décembre

Nous mettons le cap sur Grand Turk, à un peu plus de 3 heures de là. Nous retrouvons Blue Note devant la plage de White Sand, au Sud, et y jetons l’ancre. Le mouillage est tout aussi désert, le ciel tout aussi couvert, et l’atmosphère tout aussi étrange… Une belle promenade à terre confirme nos premières sensations : ambiance post-apocalyptique. Il y a des années, au temps de la conquête spatiale, les américains ont construit sur l’île les installations de récupération des modules lunaires. Il ne subsiste plus que les baraquements abandonnés et quelques batiments déserts. On dirait qu’ils ont fui en laissant tout derrière eux. Le village, qui s’étend sur la côte ouest, n’en est pas moins très joli, alignant sur le rivage de très anciennes maisons de bois.

Long Cay, South Caicos

26 avril – Petite nav de quelques heures pour rejoindre South Caicos, un peu plus au nord. Nous installons notre camp de base à l’abri de l’îlot de Long Cay. L’endroit est magnifique, inhabité et sauvage. On tombe sous le charme. Nous jetons l’ancre par 3 mètres de fond, dans l’eau la plus claire que nous ayons jamais eue, au milieu de la Shark Alley (rien que pour faire peur aux gosses !). On voit à des dizaines de mètres. Raies et jolis poissons assurent le spectacle. Nous retrouvons à terre les mêmes impressions qu’aux Turks : un contraste étonnant entre les maisons abandonnées, en ruines, et celles

South Caicos

toutes pimpantes. Il y a du potentiel en restauration, si certains sont tentés (catalogue dans le diaporama) ! Bien que le temps soit toujours très nuageux et pluvieux, on a tellement envie de se laisser vivre ici qu’on décide de ne pas aller jusqu’à la marina de Providenciales, au Nord Ouest de l’archipel, faire les pleins de gasoil et d’eau avant la traversée vers les Bermudes : on fera des aller-retours en annexe, avec les bidons. Les enfants partent avec le Bubu pêcher des langoustes dans les reefs de corail (lire les détails de

départ à la pêche !

l’aventure sur http://www.lebubu.net !) pendant que Manu regrette cette décision de flemmard : il passe une journée dans l’annexe, entre le bateau et le village de l’île voisine, à se faire tremper par le méchant clapot et les grains, pour remplir ses bidons. L’horreur. Mais c’est aussi comme ça qu’on apprend : la technique n’est valable que lorsqu’on est à 3 minutes d’un ponton, qu’il fait beau et qu’il n’y a pas de vague ! On retourne aux langoustes de lendemain pour se remonter le moral.

30 avril – Avant de quitter les Caicos, nos routes se séparent avec Blue Note. Ils partent sur les Bahamas, puis les waterways de la côte Est des Etats-Unis, jusqu’à New-York. Un programme de rêve. Si ils nous avaient baratiné plus tôt pour les suivre, il y a fort à parier que nous aurions changé notre itinéraire ! Maintenant c’est raisonnablement un peu trop tard, mais les discussions vont bon train et les tirages de plan sur la comète itou ! On repart quand, déjà ???

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18 – 19 avril 2012 – Los Haïtises, Rep Dominicaine

Nous aimons décidément les petites escapades. Nous repartons pour 2 jours, en patrouille avec Bubu, Blue Note et Dreamweaver, sur la rive sud de la baie de Samana, dans le parc national de Los Haïtises, uniquement accessible par bateau. L’eau saumâtre de la baie n’engage pas vraiment à y barboter mais les paysages sont absolument magnifiques.

Haïti signifie « région montagneuse » en langue Taïno. La forêt tropicale qui couvre les nombreuses collines garde l’entrée de grottes et de cavernes communicant entre elles en un extraordinaire réseau souterrain. Les indiens Taïnos y ont laissé par endroit d’étonnants pétroglyphes datant de la période pré-colombienne. La mangrove déploie ses racines aériennes sur les berges de fiords profonds, envahis de lianes, de fougères arborescentes et de bambous. Les mogottes de calcaire qui parsèment cette petite baie d’Ha Long caribéenne abritent hérons à dos bleu, aigrettes, cormorans et pélicans, et plein de trucs à plumes dont on ne connait pas le nom… On ne sait plus où donner du regard et des oreilles. Les moustiques, en revanche, savent exactement où donner de leurs affreuses piqures !!

Après une longue ballade en forêt à chercher (vainement) les pétroglyphes précolombiens, ramasser des fèves de cacao et autres fruits sauvages, écraser un nombre hallucinant de moustiques, Vincent nous invite à partager un excellent confit de canard sur Dreamweaver (avec les petites patates sautées de Momo… miam !). On avait oublié que ça existait… En repartant sur nos bateaux, le sillage de nos annexes s’illumine dans la nuit, les hélices agitant le plancton bioluminescent à la surface de l’eau. On a souvent pu observer le phénomène en navigation, rien que dans les remous laissés par les coques, mais jamais avec une telle intensité ! C’est tellement beau ! Petite pensée pour Marie et Steph, qui auraient tellement aimé voir la baie bioluminescente de Fajardo, à Puerto-Rico.

Le lendemain matin nous allons de bonne heure, et de bonne humeur, explorer les environs en dinghy. Nous approchons à la rame des mogottes pour épier les centaines d’oiseaux qui y nichent. C’est fabuleux. A terre, les park rangers attirent notre attention sur le passage d’un banc de dauphins au large.  La nature est partout sauvage et inextricable.

Nous laissons les enfants au reste de la troupe pour rentrer sur Puerto Bahia dans la matinée : mamie reprend l’avion aujourd’hui 19 avril, depuis l’aéroport d’El Catey, à une heure de route environ de Samana. On l’aurait bien gardée encore un peu sur Zanzibar, mais nous allons bientôt partir pour les Turks and Caicos et le rapatriement risquerait alors d’être un peu plus compliqué… C’est tristounet de la laisser repartir toute seule avec son bras en écharpe. D’autant qu’elle fait sonner tous les portiques au passage de la sécurité et qu’on la voit se faire embarquer dans un bureau pour une fouille en règle ! Pendant que nous piétinons et nous inquiétons, elle se débrouille comme une grande, en anglais, jusqu’à opposer un refus catégorique aux agents qui veulent lui ôter son pansement pour vérifier qu’elle ne cache pas une arme atomique sous sa cicatrice… Non mais des fois !

Pour nous remonter le moral, nous rentrons à Samana par le chemin des écoliers, en l’occurrence Las Terrenas sur la côte Nord de la presqu’île. Nous découvrons ainsi quelques très jolies plages, avec vagues de rêves pour enfants qui aiment se faire secouer, mais où nous n’aurons malheureusement pas le temps d’accompagner les garçons faire du body board. On va encore se faire houspiller… En attendant ils ne sont pas malheureux : après une belle excursion jusqu’aux grottes des pétroglyphes (Marin a a-do-ré !), un déjeuner aquatico-acrobatique dans un lodge perdu au fond d’un fjord, ils jouent aux équipiers de choc sur la régate retour : les petits sur Blue Note (Outremer 55 light), AC-DC à fond, les grands sur Dreamweaver (Catana 47), qui remporte d’une longueur le sprint final…

Puis Vincent appareille pour les Açores. Nous larguons ses amarres au petit matin avec un léger pincement au cœur : il ouvre le bal des transats retours et cela nous rapproche un peu plus encore de la fin du voyage…

Il nous faut nous aussi penser à quitter ce petit paradis vert. Prochaine escale : les Turks and Caicos.

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14 – 15 avril 2012 – Santo Domingo, Rep Dominicaine

Bien que nous vivions des vacances très prolongées, le CNED nous aide à garder une vague notion d’alternance semaine/week-end en imposant son rythme soutenu (et continu !) : 6 jours sur sept et pas ou peu de vacances. Après maintes hésitations et d’incessants changements d’organisation, il est maintenant établi que c’est relâche le samedi pour tous les petits ! Et quand c’est vraiment important et justifié, on fait un peu d’école buissonnière. Il suffit de s’avancer suffisamment avant pour avoir 2 jours de repos (méthode Marin), ou de « s’avancer après » et galérer pour rattraper le retard (méthode Théophile). Juliette est hors concours, elle est globalement tout le temps en avance…

C’est ainsi que nous nous autorisons un vrai week-end à Santo Domingo, la capitale de la République Dominicaine, avec nuit à l’hôtel (l’adorable Casa del Sol ) et tout le toutim ! L’aventure, la vraie. Les enfants resteraient bien dans leur chambre toute la journée, tellement ils trouvent ça exotique.

La Taberna Vasca

La ville coloniale, classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco, concentre nombre de monuments témoignant de la riche histoire de l’île et des Caraibes. Nous faisons un joli tour de repérage le samedi, déambulant sans but précis dans les rues. Enfin, sans but précis, un peu d’hônneteté s’impose : nous cherchons (et trouvons !) la Taverne Basque, nichée dans une antique bâtisse en briques rouges, face aux ruines du Monastère de San Francisco, premier monastère construit dans les Amériques. Nous y dinons divinement de bœuf churrasco, de tapas, de ceviches… un pur moment de bonheur.

Nous consacrons le dimanche à une visite approfondie du quartier. Comme nous nous sentons très concernés par l’éducation culturelle de  nos enfants, nous avons même recours à un guide patenté. C’est une expérience très intéressante, on ne comprend pas un traite mot de ce qu’il nous raconte en anglais… L’espagnol aurait peut-être été mieux finalement. Mais au moins on rigole. Et mine de rien on apprend quand même des trucs (on a un bon guide papier…) : la ville a été fondée par Bartholomeo Colombus sur les bords du Rio Ozama, à la fin du 15ème siècle, puis détruite par un ouragan début 16ème, puis reconstruite de l’autre côté du fleuve. Santo Domingo est la première cité des Amériques et un grand nombre d’expéditions vers le Nouveau Monde partiront des rives de l’Ozama au 16 ème siècle. Nous remontons la très belle Calle de las Damas, visitons le palais de Don Diego Colombus (un des fils de Christobal), la Fortaleza Ozama (plus vieille forteresse des Amériques), flânons sur la place de la Cathédrale Santa Maria et dans les rues alentours. Et parce que c’est un haut lieu culturel qu’on ne peut manquer sous aucun prétexte, nous trainons les enfants engloutir un hamburger au Hard Rock Café (on marque quelques points et redorons un peu notre blason écaillé de parents).

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12 avril – 21 avril 2012 – République Dominicaine, part 1

La presqu’île de Samana n’est qu’une toute petite partie de la République Dominicaine mais concentre tous les contrastes de l’île : le relief accidenté de la Sierra Martin, exposé aux alizés et recouvert de milliers de cocotiers et d’une forêt exubérante, des baies et des plages sauvages, des villages colorés, des petites villes à l’agitation bruyante. La baie de Samana est aussi le théatre d’une des plus importantes concentrations de baleines à bosses au monde, quand elles viennent entre janvier et mars prendre leurs quartiers d’hiver et mettre au monde leur petit baleineau. Mais nous arrivons malheureusement trop tard pour ce spectacle grandiose : elles sont déjà reparties vers les eaux poissonneuses du Nord. Alors nous nous consolons (très facilement !) avec tout le reste…

La ville de Samana, à quelques kilomètres seulement de Puerto Bahia, affiche un tout autre visage que notre marina un tantinet aseptisée : couleurs, odeurs, bruits, tout y est exacerbé. Les routes défoncées, la circulation pour le moins hasardeuse et klaxonneuse, la musique omniprésente, la foule grouillante le long des trottoirs, le marché coloré, la succession d’échoppes étonnantes où tout semble se trouver (sauf ce qu’on cherche)… un petit air africain souffle dans ces rues ! Et partout des gens tellement gentils que c’est un plaisir de s’égarer et de demander son chemin.

Tout le monde circule en moto-taxi : des centaines de pétrolettes sillonnent les rues et les routes de campagne, embarquant souvent plusieurs personnes entassées tel un défi aux lois de l’équilibre (bébé et enfants compris : ne s’embarassent pas du système Isofix…ni des casques non plus, d’ailleurs…). Afin d’épargner le bras rafistolé de mamie pour rentrer du marché, nous optons pour le modèle « 4 étoiles »  : une carriole trainée derrière la moto ! Les trous et les bosses de la route restent malheureusement les mêmes, quel que soit le modèle… mais qu’est-ce qu’on rigole !

On trouve aussi très facilement des voitures à louer (épatant !). On en profite pour aérer la marmaille. Petit aperçu non exhaustif de nos jolies promenades dans le coin (les promenades au loin méritant bien un autre article) :

Cascade El Limon

Excursion à dos de cheval jusqu’à THE cascade d’El Limon ! Les chemins sinueux et escarpés traversent la rivière au hasard de ses méandres, dans une forêt tropicale dense. La balade est magnifique. Deux guides nous accompagnent dans l’aventure, au grand désespoir de Juliette (mais à la grande joie de sa mère !) qu’ils refusent de laisser seule sur un cheval… Vu le caractère très irascible du mien, je trouve la décision plutôt sage. Malgré mon angoisse et les ruades de cette tête de mule (Delphine, tu n’as pas le droit de rire !), nous arrivons tous sains et saufs au pied de la cascade. Elle domine d’une cinquantaine de mètres une jolie piscine naturelle. Nous ne résistons pas à une petite séance baignade. Le souffle de l’air qui descend avec les chutes gêne un peu la respiration et l’eau est tellement brassée qu’on ne voit pas le fond. On se heurte aux rochers et aux troncs d’arbres retenus prisonniers dans la cuvette, ça fait bizarre. Je m’aventure courageusement, bien planquée derrière Laura….  Le retour à cheval est aussi olé olé que l’aller sur mon fichu canasson, tout le monde a peur dès que je m’approche, mais nous retournons finalement à bon port sans incident majeur.

Zipline El Vallée

Idée lumineuse de Laura : aller faire les guignols au-dessus du vide, sur un parcours de 13 tyroliennes traversant une jolie vallée à quelques kilomètres de Samana. Tout le monde adhère au projet avec joie (et inconscience). Les guides sont adorables et nous soutiennent psychologiquement : parce que une fois arrivés tout là haut là haut au départ, on a une vue magnifique et imprenable sur …. le vide !  N’écoutant que notre courage, nous nous élançons les uns après les autres, avec plus ou moins d’appréhension. Mais c’est tellement galvanisant (après !). Très vite les premières vélléités de descente « tête en bas » se font sentir dans les rangs. L’effet de groupe aidant, chacun y va de son petit retournement. Mama mia. On prend quand même le temps d’admirer le paysage qui s’étend sous nos pieds, la rivière, les montagnes, et la forêt impénétrable qui nous entoure. On termine le parcours au pied d’une jolie cascade et l’aventure continue dans l’eau pour les moins frileux.

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10 avril – 12 avril 2012 – Puerto-Rico – République Dominicaine

Côte sud de Puerto Rico

Nous quittons Puerto del Rey dans la matinée pour couvrir les 250 nautiques qui nous séparent de la République Dominicaine, au Nord Ouest de Puerto Rico. La météo annonce peu de vent mais des grains orageux dans les prochaines heures. Nous optons pour la route qui longe le Sud de l’île, un peu plus longue que la route Nord mais qui offre plus de possibilité d’abris si les conditions venaient à se détériorer. La difficulté de cette navigation est la remontée du passage de La Mona, ce petit bout d’océan qui sépare Puerto-Rico de la République Dominicaine : courants contraires et vents forts peuvent soulever rapidement une grosse mer.

Côte sud de Puerto Rico

Nous naviguons à la voile quelques heures mais devons nous résoudre à mettre un moteur en soutien avant la tombée de la nuit. Nous endurons ainsi le lancinant ronron jusqu’au matin… Le ciel est étoilé, à peine troublé par quelques nuages, et la lune montante éclaire notre sillage. Les enfants prennent le premier quart.

On peut à nouveau hisser les voiles au petit matin, alors que nous infléchissons notre route vers le Nord-Ouest pour nous engager  dans le passage de La Mona. Nous profitons d’une magnifique journée de nav, avec une belle et douce houle arrière. Le vent n’est pas très stable et nous contraint à de fréquents changements de réglages, mais on se régale. Un groupe de grands dauphins vient jouer un temps dans nos étraves, c’est magique.

Puis le scénario de la première nuit semble vouloir se répéter sur la suivante : on doit redémarrer un moteur pour avancer raisonnablement. On aperçoit les premières lueurs de la République Dominicaine scintiller faiblement dans le noir, quelques lumières éparses sur la côte nord-est de l’île. Et c’est la pétole totale au lever du jour. 2-3 nœuds de vent et une mer d’huile… On a tout le temps d’admirer les montagnes au relief escarpé qui s’étendent au nord et au sud de l’immense baie de Samana, à l’Est de l’île, où nous progressons tranquillement, zigzagant entre les troncs d’arbre et autres objets flottants… Les dernières fortes pluies ont déversé dans la mer quantité de végétaux et détritus. Etrange impression de naviguer sur un lac aux eaux boueuses…

Nous atterrissons à Puerto Bahia, à l’ouest de la ville de Samana : c’est un beau complexe hôtelier qui étend ses bâtiments et ses piscines sur le flan d’une colline. Quelques pontons très bien équipés accueillent les navigateurs de passage, à un tarif limite dérisoire (on est loin des Saint Martin et autres Iles Vierges !). Nous y retrouvons Dreamweaver, Blue Note, Ananda et Miaoux. Les bateaux bénéficient de tous les services associés à l’hôtel et nous renouons avec bonheur au luxe, au calme et à la volupté de cette escale, au cœur d’une nature sauvage et luxuriante. La haute saison s’est terminée avec la Semaine Sainte, tout est maintenant désert et tranquille. Le personnel n’a de cesse de nous dorloter et de nous aider. Les enfants sont les rois et vivent leur vie indépendamment de la nôtre. Ils sont même autorisés à faire de la trottinette dans l’immense hall de la réception ! On ne peut pas lutter…

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06 avril – 10 avril 2012 – Puerto-Rico

Arrivée sur Puerto Rico

Départ au petit matin de Fish Cay, direction Puerto Rico. Plus précisemment Culebra, où nous nous arrêterons pour les formalités d’entrée et où nous passerons la nuit avant de rejoindre San Juan. Ce qui est sans compter l’esprit très volatile de nos capitaines … On devrait leur supprimer la VHF pendant les nav : ça papote, ça papote, et ça change de plan sans arrêt ! Finalement, San Juan n’est peut être pas l’escale la plus tranquille qui soit et il semblerait que Fajardo, proche de la forêt d’El Yunque, soit plus adapté à notre programme. Anne et Phiphi (qui me font la « surprise » de débarquer pour mon anniv) étant prêt à nous rejoindre à l’autre bout du monde (et Fajardo en étant un), nous passons notre chemin devant Culebra et poursuivons notre route directement jusqu’à Puerto Rico.

Pêche miraculeuse !

Et c’est ainsi que nous échouons dans la splendide Sunbay Marina : 2 quais, 4 voiliers, des bateaux à moteur de partout, et surtout : rien d’autre !!! Pas le moindre petit bar animé, pas le moindre petit signe de la flamboyante civilisation portoricaine, pas le moindre petit rien. On en reste tout esbaudis… et gravement déprimés… On est vraiment trop fort parfois.

Sunbay Marina

Après avoir passé 40 minutes en ligne avec l’immigration (ou les douanes, je n’en sais même rien) pour les formalités d’entrée, à tenter de baragouiner espagnol pour faire genre, nous sommes invités à « stay on board » en attendant les agents. Ce que nous interprétons immédiatement par « stay dans le coin » (esprit français mal éduqué). Nous partons donc à l’aventure sur LE ponton de la marina. Comme nous faisons un peu sensation avec nos voiliers et aussi, il faut bien l’avouer, nos gosses assez peu discrets, un petit groupe d’adorables portoricains nous aborde spontanément pour discuter un brin, et nous offrir tout aussi spontanément une bière fraiche. C’est donc la bière à la main, en pleine discussion sociologique sur l’esprit local et ce qu’il y a à voir dans la région, que l’immigration nous récupère… et nous réexplique gentiment (et littéralement !) ce que « stay on board » signifie vraiment : interdiction de descendre du bateau, point barre (la bière n’est donc pas une option envisageable…).

Sunbay Marina

Afin de nous remonter le moral, et en dépit de toutes les moues dubitatives qu’on nous adresse quand on demande de l’aide aux habitants, nous décidons de trouver un restaurant « pas trop loin ». Eh ben y a pas, ils ont raison. Pourtant pas faute d’avoir tourné viré. On termine notre folle course au restau mexicain d’un complexe hôtelier, pas vraiment à côté…  Pauvre Mamie, qui nous suit bien courageusement dans nos pérégrinations pédestres, avec son bras en écharpe. Retour en taxi (avec les petits à petites jambes) pour nous faire pardonner.  Et gros dodo bien mérité.

Forêt El Yunque

Pas de voitures à louer par ici (étonnant…) mais on trouve une solution à la marina de Puerto del Rey, à quelques kilomètres. En allant récupérer les véhicules on en profite pour réserver 2 emplacements pour le week-end : difficile d’imaginer rester dans notre désert, Anne et Phiphi risquent de ne jamais s’en remettre…

la Coca

Nous partons à la découverte du parc national d’El Yunque, qui s’étend sur plus de 100 km2 sur l’Est de l’île. Cette forêt tropicale abrite plus de 200 espèces d’arbres, dont 23 sont endémiques de l’île. Premier arrêt à la cascade de la Coca. Des hordes de touristes, mais aussi de Portoricains qui profitent de ce vendredi saint férié, ont pris d’assaut les chutes. On ne peut pas leur jeter la pierre… mais habitués à être plutôt souvent seuls dans nos découvertes des îles, ça nous fait tout bizarre. Les enfants se régalent : autant ils commencent à trouver que toutes les forêts tropicales se ressemblent un peu finalement, et qu’il n’y pas de quoi en faire tout un foin, autant les rivières et les cascades produisent toujours leur petit effet magique.

Un peu plus loin sur la route, nous nous arrêtons à la tour Yokahu, haute de 21 mètres. Du sommet on embrasse d’un coup d’œil le relief escarpé et luxuriant qui s’étend jusqu’à la mer. Juju et Thibaud découvrent, ébahis, les traditionnelles fontaines à eau américaines et boivent comme des petits chameaux tellement ça les amuse !

El Yunque

Picnic mexicain sur le bord de la route, puis balade sur les sentiers ombragés de la forêt. Nous n’y croisons pas grand monde et retrouvons le calme et la sérénité de nos petites promenades habituelles, tous nos sens en éveil. On écoute le chant des oiseaux et les traquons de nos appareils photo, avec plus ou moins de réussite (impossible de battre Marie à ce petit jeu…). En dépit de nos recherches, nous ne débusquons pas de coquis, les petites grenouilles endémiques qui peuplent El Yunque. On ramasse quelques graines (d’on ne sait absolument pas quoi …) pour la collection de Jen : peut-être qu’un jour il y aura aussi une forêt tropicale au milieu des vignes, à Cournon ! C’est les enfants qui seront contents : on pourra aller randonner tous les jours ! Youpi.

Bubu & Co (avec les enfants petits et motivés) continuent la rando tandis que nous les abandonnons pour rentrer (avec les deux ados fatigués) sur la marina, à temps pour accueillir Anne et Phiphi. Comme prévu ils sont absolument épatés par l’animation des lieux ! Et, cerise sur le gateau, on leur fait des pâtes pour le dîner ! Pauvre Phiphi, c’est difficile parfois de supporter les amis de sa femme…

Anniv

Nous déménageons dès le lendemain matin à Puerto del Rey : retour à la « civilisation touristique ». La marina est immense, à tel point que des voiturettes de golf font taxi toute la journée entre les pontons. Il n’en faut pas plus pour amuser la galerie. C’est moche… Nous laissons les enfants profiter de tout ce luxe et partons avec la minuscule voiture de nos invités pour trouver mon cadeau d’anniv : un beau kayak pour aller promener sur l’eau ! Je n’ai pas trouvé plus gros comme idée (ou alors un Catana 47, mais j’ai peur que ce soit un peu excessif…). On trouve un immense shipchandler à la sortie de Fajardo, comme quoi cette ville n’est pas tout à fait aussi déprimante qu’on pouvait l’imaginer. Et nous revenons avec mon petit zanzibar à rame, à l’envers sur le toit de la voiture. Epique.

Apéro sur le bateau (sans Marie et Steph qui sont repartis ce matin, dommage), restau sur le quai, gâteau de mes loulous sur le bateau et … mise à l’eau du kayak dans le port : contre toute attente, je ne tombe même pas à l’eau en l’essayant (je crois bien que l’auditoire est un peu déçu…).

Pâques

chasse aux oeufs

La difficulté d’un voyage en bateau n’est pas toujours là où on s’y attend le plus. Pâques nous a ainsi un peu surpris. Malgré leur âge déjà bien avancé, les enfants n’ont pas l’air de vouloir sacrifier au traditionnel passage des cloches… A force d’entendre Marin et Juju délirer en prévision de cette fête, nous nous motivons finalement pour aider les cloches à trouver le bateau. Ce qui est d’autant plus courageux qu’aux aurores nous sommes encore bien fatigués de la veille… Mais on ne veut surtout pas que la liste de nos méfaits parentaux s’allonge encore. En l’absence de chocolat, l’expérience gourmande est inédite (« sour gums » et autres découvertes étranges) mais fait bien des heureux. D’autant que les grosses cloches ont aussi apporté une bouée à trainer derrière l’annexe, le rêve !

Isla Pineros

Nous profitons de cette magnifique et chaude journée pour aller jeter l’ancre un peu plus au sud, devant Isla Pineros, essayer nos nouveaux jouets et nous rafraichir dans les eaux claires. Quelques méduses découragent un temps nos velléités de baignade : Théophile, qui venait tout juste de plonger pour aller vérifier l’ancre, a tellement peur qu’il remonte sur le bateau en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, accroché à la pâte d’oie !  Ce qui nous rassure sur un point : en dépit de son inquiétant flegme tout adolescent et de sa tension qui plafonne parfois à 3 (qui l’eu crut ???), il est encore capable de petits coups d’éclat si vraiment il y a danger…

San Juan

Anne et Phiphi nous quittent le lundi matin, après un trop court séjour parmi nous.  On aimerait bien qu’ils nous rejoignent avec les loulous aux Bermudes le mois prochain, mais ça commence à être un peu compliqué en logistique…

cimetière Santa Maria Magdalena de Pazzis

Nous partons  avec les Bubu(s) à la découverte de la vieille ville de San Juan, la capitale du pays. Fondée par les Espagnols au 16èmesiècle sur la Isleta, petite île qui ferme la baie, elle est un riche témoignage de la période coloniale de l’île. Nous longeons le très beau cimetière de Santa Maria Magdalena de Pazzis (le Père Lachaise de San Juan), aux innombrables statues tournées vers l’océan, traversons une vaste esplanade où des dizaines de cerfs-volants colorés tournoient au vent du large,

Fuerte del Morro

puis visitons le fort San Felipe del Moro, qui surplombe la mer de ses hauts murs et de ses échauguettes. Déjeuner à la Bambonera, une authentique et très ancienne cantina, avec un petit bijou de percolateur vieux d’une centaine d’années (et qui fait un café très beurk d’ailleurs, mais bon, on va pas chipoter). C’est un bonheur de déambuler le long des rues bordées de maisons aux façades colorées, aux balcons de bois fleuris,

San Juan

empruntant le dédale des passages traversiers ombragés qui relient les petites ruelles pavées de bleu. Nous quittons la ville à regret avant la tombée de la nuit, pour rentrer sur Fajardo et commencer de préparer notre départ sur la République Dominicaine, prochaine (et dernière !) escale caribéenne.

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Publié dans Caraïbes... janvier à mai 11, Journal de Bord | Laisser un commentaire