12 avril – 21 avril 2012 – République Dominicaine, part 1

La presqu’île de Samana n’est qu’une toute petite partie de la République Dominicaine mais concentre tous les contrastes de l’île : le relief accidenté de la Sierra Martin, exposé aux alizés et recouvert de milliers de cocotiers et d’une forêt exubérante, des baies et des plages sauvages, des villages colorés, des petites villes à l’agitation bruyante. La baie de Samana est aussi le théatre d’une des plus importantes concentrations de baleines à bosses au monde, quand elles viennent entre janvier et mars prendre leurs quartiers d’hiver et mettre au monde leur petit baleineau. Mais nous arrivons malheureusement trop tard pour ce spectacle grandiose : elles sont déjà reparties vers les eaux poissonneuses du Nord. Alors nous nous consolons (très facilement !) avec tout le reste…

La ville de Samana, à quelques kilomètres seulement de Puerto Bahia, affiche un tout autre visage que notre marina un tantinet aseptisée : couleurs, odeurs, bruits, tout y est exacerbé. Les routes défoncées, la circulation pour le moins hasardeuse et klaxonneuse, la musique omniprésente, la foule grouillante le long des trottoirs, le marché coloré, la succession d’échoppes étonnantes où tout semble se trouver (sauf ce qu’on cherche)… un petit air africain souffle dans ces rues ! Et partout des gens tellement gentils que c’est un plaisir de s’égarer et de demander son chemin.

Tout le monde circule en moto-taxi : des centaines de pétrolettes sillonnent les rues et les routes de campagne, embarquant souvent plusieurs personnes entassées tel un défi aux lois de l’équilibre (bébé et enfants compris : ne s’embarassent pas du système Isofix…ni des casques non plus, d’ailleurs…). Afin d’épargner le bras rafistolé de mamie pour rentrer du marché, nous optons pour le modèle « 4 étoiles »  : une carriole trainée derrière la moto ! Les trous et les bosses de la route restent malheureusement les mêmes, quel que soit le modèle… mais qu’est-ce qu’on rigole !

On trouve aussi très facilement des voitures à louer (épatant !). On en profite pour aérer la marmaille. Petit aperçu non exhaustif de nos jolies promenades dans le coin (les promenades au loin méritant bien un autre article) :

Cascade El Limon

Excursion à dos de cheval jusqu’à THE cascade d’El Limon ! Les chemins sinueux et escarpés traversent la rivière au hasard de ses méandres, dans une forêt tropicale dense. La balade est magnifique. Deux guides nous accompagnent dans l’aventure, au grand désespoir de Juliette (mais à la grande joie de sa mère !) qu’ils refusent de laisser seule sur un cheval… Vu le caractère très irascible du mien, je trouve la décision plutôt sage. Malgré mon angoisse et les ruades de cette tête de mule (Delphine, tu n’as pas le droit de rire !), nous arrivons tous sains et saufs au pied de la cascade. Elle domine d’une cinquantaine de mètres une jolie piscine naturelle. Nous ne résistons pas à une petite séance baignade. Le souffle de l’air qui descend avec les chutes gêne un peu la respiration et l’eau est tellement brassée qu’on ne voit pas le fond. On se heurte aux rochers et aux troncs d’arbres retenus prisonniers dans la cuvette, ça fait bizarre. Je m’aventure courageusement, bien planquée derrière Laura….  Le retour à cheval est aussi olé olé que l’aller sur mon fichu canasson, tout le monde a peur dès que je m’approche, mais nous retournons finalement à bon port sans incident majeur.

Zipline El Vallée

Idée lumineuse de Laura : aller faire les guignols au-dessus du vide, sur un parcours de 13 tyroliennes traversant une jolie vallée à quelques kilomètres de Samana. Tout le monde adhère au projet avec joie (et inconscience). Les guides sont adorables et nous soutiennent psychologiquement : parce que une fois arrivés tout là haut là haut au départ, on a une vue magnifique et imprenable sur …. le vide !  N’écoutant que notre courage, nous nous élançons les uns après les autres, avec plus ou moins d’appréhension. Mais c’est tellement galvanisant (après !). Très vite les premières vélléités de descente « tête en bas » se font sentir dans les rangs. L’effet de groupe aidant, chacun y va de son petit retournement. Mama mia. On prend quand même le temps d’admirer le paysage qui s’étend sous nos pieds, la rivière, les montagnes, et la forêt impénétrable qui nous entoure. On termine le parcours au pied d’une jolie cascade et l’aventure continue dans l’eau pour les moins frileux.

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Cet article a été publié dans Caraïbes... janvier à mai 11, Journal de Bord. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour 12 avril – 21 avril 2012 – République Dominicaine, part 1

  1. Cécile dit :

    coucouuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    bon je n’ai pas encore lu les derniers textes, mais alors les photos…wahouuuuuuuu !!!!!!!!!!!!!!!!!
    continuez à vous éclater c’est génial ! d’autant que nous ici, on s’éclate avec vous !
    merci d’être si assidue isa dis donc ! ;-))

    gros bisous à vous 5.

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