13 juin – 20 juin 2012 – Sao Miguel, Açores

Arrivée en vue de Sao Miguel au petit matin, alors que les premiers concurrents de la Volvo Ocean Race enroulent l’île dans la pénombre, à quelques encablures de Magic Swan qui nous précède ! Quel honneur de « partager » le plan d’eau avec de tels bateaux ! Mais nous redescendons vite sur terre (et de nos bateaux-pépères !) pour prendre nos quartiers dans la nouvelle marina de Ponta Delgada, au pied de la ville.

départ pour la piscine

Bubu nous rejoint par avion (le bateau étant toujours bloqué à Horta, sans safran), le temps de croiser Modus qui part dans la foulée, profitant d’une météo idéale pour rentrer sur Gruissan. Nous hésitons d’ailleurs un long moment à les suivre. Mais nous venons à peine d’arriver et repartir sans voir l’île de Sao Miguel nous contrarie.  Nous ne reviendrons pas aux Açores de si tôt… Nous resterons donc quelques jours de plus, en attendant une nouvelle fenêtre météo au top (qui sait, ce sera peut être une baie vitrée !)

Mais le temps n’est pas vraiment au beau : ciel (très) bas et (très) lourd, bruine, brouillard, pluie… Le mois de juin aux Açores ressemble à l’automne. Nos promenades prennent une tournure franchement brumeuse et humide… Côté météo sur l’eau, pas de baie vitrée, ni même de fenêtre qui se profile. A peine une lucarne parfois, qui se transforme en hublot dans les heures qui suivent… Attendre sans pouvoir balader est un supplice quand on sait toutes les merveilles qui se cachent dans les nuages… On en est même réduit à assister aux matchs de foot de la Coupe d’Europe, au bar de la marina : Pourtougal, Pourtougal, Pourtougal ! Incroyable.

Lagoa do Fogo

A force de persévérance et de tentatives plus ou moins heureuses, nous finissons quand même par entrapercevoir quelques splendeurs ! Le Lagoa de Fogo, dans le centre de l’île, se révèle ainsi au hasard d’une brève « éclaircie ». Vision absolument saisissante, limite inquiétante, de ce lac apparaissant soudain entre  les lambeaux de nuages sombres : les eaux d’un bleu profond, les reliefs escarpés d’un vert hypnotique, la lumière tellement métallique…  On y voit le décor de quelques noirs romans policiers…

Caldeira Velha

Plus bas sur la route, le « soleil » s’installe un peu plus franchement et nous marchons jusqu’à la Caldeira Velha. L’activité volcanique de la région y est ici bien palpable : une petite source  d’eau naturellement bouillante et saturée en soufre nous débouche désagréablement les sinus, tandis qu’un peu plus loin un bassin aménagé au pied d’une cascade permet de se couler dans un bain sulfuré perpétuellement à 38 degrés. Mais le climat général n’incite pas tellement à ce genre d’expérience. Même les enfants passent leur chemin, c’est dire ! Nous descendons ensuite vers la côte Nord, prendre le thé  (et oui, le thé !) dans la très belle plantation de Porto Formoso, après une visite succincte des installations.

patrouille serrée (et glacée)

Le petit jardin botanique surplombant les champs de thé est une invitation au repos et au recueillement (pour ne pas dire à la sieste). Mais le temps se maintenant courageusement à la limite du beau, nous poursuivons notre route vers la ville de Ribeira Grande,  puis la plage de Santa Barbara, à l’ouest. On y découvre un très chouette spot de surf, et le TuKaTuLa, bar un rien branchouille à l’ambiance très rock & surf. On y revient immanquablement avec les body-boards le lendemain matin (sauf que cette fois il pleut…).

Profitant de la moindre éclaircie pour quitter le bateau, nous arpentons aussi beaucoup la jolie ville de Ponta Delgada. Une fois passés les immeubles disgracieux du front de la marina, les rues offrent bien des surprises architecturales le long des magnifiques trottoirs pavés : églises et bâtiments aux frontons baroques, jardins verts et fleuris, places ombragées aux terrasses accueillantes, et même l’imposant Fort de Sao Bras et son musée militaire des Açores. Impossible de vraiment s’ennuyer…

La météo finit même par avoir un peu pitié de nous, nous gratifiant d’une vague fenêtre pour les jours à venir. Nous partons demain pour le dernier volet de notre transat retour ! Quelques 900 miles pour rallier Gibraltar, puis encore environ 400 pour arriver aux Baléares. Si possible sans escale, si le vent souffle dans le bon sens au passage du détroit !

Fête de la musique seuls en mer (attention les watts !), mais nos pensées iront du côté de la place de la Comédie et des musiciens un peu fous de Get on the Scene !! Et aussi, surtout, du côté de Louis…

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Cet article a été publié dans Atlantique Nord... mai-juin 11, Journal de Bord. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour 13 juin – 20 juin 2012 – Sao Miguel, Açores

  1. Jacques Roman dit :

    Superbe reportage aux travers d’yeux voyageurs, où se mèle l’amour des pierres, des gens, de la nature et du sport..Merci de partager ce regard sur le monde..

    Bon vent

    Jacques

  2. cathy et sa bande (Fabrègues) dit :

    Oui, une pensée pour Louis aussi…

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