Transat – Journal de bord

Pour les plus courageux : après le choc des photos, le poids des mots (c’est effectivement un peu long, mais au moins c’est représentatif !).

8 décembre

Après les derniers préparatifs techniques, avitaillements, connections internet et skype, nous larguons les amarres à 11H30, aidés par l’équipage de Losadamos.

10-15 nœuds, mer belle, conditions idéales pour s’amariner en douceur. Nous naviguons en patrouille avec le Bubu, parti 2 heures plus tôt.

Nuit claire et paisible, avec la pleine lune au zénith. Doumé est fatigué (voyage, décalage horaire et soirées festives…) et est dispensé de quart pour lui laisser le temps de récupérer un peu, et d’être opérationnel demain !

09 décembre

Nous nous éloignons peu à peu du Bubu et perdons le contact AIS et radio dans l’après-midi. Le vent est bien établi à 15 nœuds et la mer toujours belle. Nous attaquons le cned avec Marin et Juju, pendant que Théo traine sa flemme…

Opération « coiffeur » sur les enfants, avec un résultat plus ou moins étrange selon les têtes… La houle se lève un peu en fin de journée, n’empêchant cependant pas les moussaillons de se lancer dans la construction de châteaux de cartes… La nuit passe tranquillement mais le vent monte peu à peu et à 4 heures nous réveillons Doumé pour sa première prise de ris dans le noir ! Youpi ! Il enchaine sur son premier quart de nuit : 20-25 nœuds établis, une houle qui se lève franchement, il assure des pointes à 10 nœuds et remonte les performances lamentables de début de nuit. Cerise sur le gâteau, il pêche un joli thon au petit matin !

10 décembre.

Journée assez tranquille et stable. Mais les conditions se renforcent en fin de journée avec 25 nœuds bien établis. On prend un 2ème ris dans la GV, histoire d’anticiper d’éventuels grains et surtout de faire plaisir à moi-la-frileuse !

Jo, qui nous assure gentiment le routage météo tous les jours (son appel sur l’iridium tous les soirs est un vrai moment de bonheur et nous donne l’impression de partager un peu ces moments exceptionnels), nous conseille de descendre vers le 15ème parallèle pour éviter un coup de vent (et de grosse houle !) lundi 12. Briefing équipage : calculs savants (combien de milles nautiques on se rajoute, combien de temps on perd, comment seront le vent et les vagues ensuite…etc), hésitations, et finalement décision d’infléchir notre route de 10 °.

Le ciel est nuageux et la lune n’éclaire que faiblement la mer. Le vent monte encore dans la nuit, et les vagues avec.  A 5 heures du mat, nouveau réveil en fanfare pour Doumé : prise du 3ème ris ! Notre équipage s’aguerrit à la manœuvre : les garçons travaillent en binôme au pied de mât et sur le roof et nous réduisons maintenant la voilure sans mettre le bateau face au vent (ce qui est toujours un peu impressionnant avec 30 nœuds et des creux de plusieurs mètres). De fait, je n’ai plus grand chose à faire si ce n’est me tenir prête à la barre au cas où (mais il n’y a jamais de cas où, ou si rarement…), les encourage gentiment pendant qu’ils galèrent, essaie vaguement de me rendre utile, regarde les étoiles… et savoure mon statut de faible femme sans rien dans les bras.

11 décembre

On recule nos montres d’une heure pour compenser notre avancée vers l’ouest.

On se fait brasser toute la journée par une grosse houle et un vent qui ne faiblit jamais. On est un peu raplapla. Toujours pas de Cned dans ces conditions. Rien que cuisiner réclame bien des efforts. On continue de descendre vers le sud et retrouvons la trace de Bubu, légèrement derrière.

Au changement de quart de 23 heures nous décidons de rouler le génois, déventé par la grand voile. Mais l’enrouleur se coince.  Manu bataille dans le noir, sur le trampoline (qui n’est pas une surface particulièrement stable…), dans des creux de 3-4 mètres bien tassés, je n’entends rien à ce qu’il me dit et la manœuvre pourtant si bien rôdée tourne au n’importe quoi en quelques secondes : première « crise de cohésion » et engueulade sur le pont ! Le génois est enroulé en vrac, les écoutes emmêlées et coincées, le vent s’engouffre dans le moindre petit bout de toile qui dépasse et achève de bloquer l’ensemble, menaçant sérieusement de tout déchirer… Doumé, réveillé par nos tonitruants doux échanges plein d’amour…, arrive à la rescousse. On tente plus calmement (avec 30 nœuds le calme est très relatif) de démêler tout ce bazar, de défaire les écoutes , de dé-saucissonner la voile puis de repasser les écoutes correctement. Doumé manque se faire décapiter, c’est un peu tendu et violent, mais ca fini par marcher ! Et sans mettre ce fichu bateau nez au vent !

Notre courageux équipier prend le quart de nuit de Manu pour laisser notre capitaine dormir quelques heures d’un sommeil léger (trop de vent et de vagues pour sombrer complètement dans les bras de Morphée).

12 décembre

Matinée très active en dépit d’une mer très agitée : gâteau pour marin et juju, pain pour théo, on commence à trouver notre rythme de croisière et on a faim de petites douceurs !

Qui a appuyé sur le bouton de cette machine à laver océanique ??  Ca ne s’arrête jamais de bouger et de brasser…

Passage du 1/3 de notre parcours au cours d’une nuit agitée, one more …

13 décembre

Nous avançons vraiment bien et avalons les milles nautiques en surfant de vague en vague. Moyenne de 6,3 nœuds depuis le départ, c’est chouette (il faut bien des compensation à la houle de 3-4 mètres que nous supportons depuis plusieurs jours).  Qui a appuyé sur le bouton « programme long » du lave-linge ?

On s’occupe malgré tout : un peu d’école (beaucoup à l’oral tellement il est difficile d’écrire), un peu beaucoup de découpage-peinture-origami-vitraux-coloriages…

Nuit de folie. Cette fois un petit farceur a appuyé sur le bouton « essorage » de la machine. Une ligne de grain nous poursuit de ses assiduités. Le vent s’établit à 30 nœuds, avec des pointes à 40. La houle passe de 3-4 à 5-6 mètres, avec une onde de 6-7 secondes à peine. Les vagues dépassent la hauteur des panneaux solaires, semblent vouloir engloutir Zanzibar, mais le soulèvent et le poussent au dernier moment d’un coup de pied aux fesses pour venir déferler entre les 2 coques dans un bruit hallucinant. Mama mia j’ai peur !! On atteint les 15 nœuds sur un surf, avec la voile réduite de 2 ris. A 3 heures du mat, assez rigolé : le vent a tourné plein arrière et on risque vraiment trop l’empannage. On affale la GV pour ne garder que le génois, plus facile à manipuler seul en pleine nuit. Le capitaine regrette évidemment sa belle moyenne de 9 nœuds sur les dernières heures mais les équipiers sont ravis tout plein !

14 décembre

En dépit de la fatigue qui se fait un peu ressentir, nous avançons courageusement le cned. Même Doumé s’y colle et mathématise avec Théophile. Puis l’atelier origami reprend intensivement et nous laisse un peu de répit (si on occulte le bazar qui en découle inévitablement…). Le bateau commence à ressembler à une classe de maternelle (pas aussi jolie quand même que celle de Delphine mais ils y travaillent avec acharnement) : des trucs qui pendent au plafond du carré, des trucs qui se collent sur les vitres, des trucs qui se patafixent dans tous les coins, des trucs plein de peinture qui sèchent, des trucs en cours de transformation, et surtout plein de trucs qui trainent partout !!!

Le vent tombe un peu en fin de journée mais c’est une houle légèrement croisée et de travers qui vient nous mettre à mal… Pas de répit pour les braves ! Doumé en a un peu marre (tu m’étonnes !) et je crois que par moment il adorerait pouvoir abandonner le navire ! Les mouvements de roulis sont très désagréables, amplifiés par la largeur du cata. Mais à 04h22 TU nous passons les 1000 milles nautiques, la moitié de notre parcours. Nous sommes au milieu de notre bout d’Atlantique !!

15 décembre

Journée houleuse, encore et toujours. La séquence des vagues s’espace cependant un peu, nous laissant entrevoir un peu de repos. Mais que nenni : peu à peu la mer passe plein travers comme le vent tourne lui aussi et la houle croisée se resserre. Youpi youpla ! Mais qu’est-ce qu’on avance ! On passe en UTC – 3.

Nuit de folie, le retour ?? L’horizon s’illumine un peu beaucoup d’éclairs, nous poussant à réduire à nouveau la GV à 2 ris pour aborder « tranquillement » les quarts nocturnes. A 23 heures on en prend même un petit dernier, les rafales affolant l’anémo (et moi avec !). Je reconnais que je ne suis pas bien téméraire mais les vagues qui frappent le bateau par bâbord nous secouent violemment et les objets commencent à se déplacer tous seuls dans le carré. Déjà 2 chutes de cocotte-minute (2 poignées cassées), un vol plané de verre (en miettes), un retournement de bouilloire (mais ce n’est que de l’eau), la boite de peinture, le calendrier de l’avant… On peut bien sacrifier quelques nœuds de vitesse pour limiter le désastre.

16 décembre

Alors que nous n’avons pris finalement que quelques averses dans la nuit, un énorme grain vient animer notre matinée : rinçage du bateau, du cockpit et des équipiers ! Sauf qu’ à peine dessalés à l’eau de pluie nous nous faisons à nouveau arroser par les vagues… Ca occupe.

Doumé aperçoit un voilier à l’horizon : nous ne sommes plus seuls au monde ! Nous n’avons plus de nouvelles de Bubu depuis 5-6 jours, même si nous faisons un point de nos positions respectives tous les jours via iridium, n’étant plus à portée de VHF depuis bien longtemps. C’est sympa de croiser âme qui vive ! C’est surtout le prétexte pour Manu de renvoyer toute la toile pour rattraper l’inconnu, s’improvisant ainsi sa petite régate perso…. Sauf que la ligne de grain et la houle qui grossit encore (si, si, c’est possible) font fuire notre concurrent vers le nord et nous le perdons très rapidement de vue.

Tout le monde comate dans le bateau en attendant la pétole annoncée (et qui traine franchement à venir). Impossible d’entreprendre quoi que ce soit. Préparer les repas relève déjà de prouesses techniques. Mais ça pourrait être pire, il pourrait faire nuit ! Nous déclarons officiellement cette triste journée LA « journée de m…. » de la transat (Doumé nous regarde un peu interloqué quand même : de son point de vue, il en a déjà compté plusieurs…).

Alors que nous ne nourrissons plus aucun espoir de salut (c’est dire si nous sommes fatigués…), la situation commence imperceptiblement à se calmer. Le vent tombe gentiment au fil des heures, à 25, puis 20, puis 15 nœuds ! Et un joli coucher de soleil vient nous mettre du baume au cœur.

La nuit est à la hauteur de nos espérances : on assure les quarts sur le pont pour s’imprégner du spectacle : la lune qui éclaire le sillage et le peu d’écume qui agite encore quelques vagues, les étoiles filantes, et juste ce qu’il faut de vent pour échapper encore quelques heures au moteur.

17 décembre

Grand beau temps, vagues de fillettes, VACANCES !! (et aussi moteur, mais tant pis, on fait comme si on ne l’entendait pas…). On s’offre même une heure de plus en décalant nos montres.

On ouvre tous les panneaux de pont, on sort les coussins, on fait « sécher » comme on peut les vêtements, on se douche à l’eau de mer sur le trampo (26 °c !), on cuisine, on farniente au soleil, musique à fond, que du bonheur !

Quelques grains se profilent avec l’arrivée de la nuit : nous scrutons le radar, qui nous donne une excellente vision de ce qui se trame et nous permet de zigzaguer au mieux. Nous nous préparons à une gentille petite nuit bien tranquille. Sauf que….

Tout à coup ça fume côté batterie babord. Aïe. Il y a comme un soucis. On débranche la boiboite et la remplacons par celle de secours. Nickel. Sauf que … la cause du problème n’est toujours pas identifiée : alternateur ?, répartiteur ?…

Vers 2 heures du matin c’est la batterie tribord qui s’y met. Tout le monde sur le pont pour le reste de la nuit, à brainstormer mécanique et électricité (personnellement je pourrais bien retourner me coucher au regard de ma piètre participation au débat…). Au petit matin on y voit plus clair (je ne fais toujours pas partie du « on », continuant paresseusement de ne rien entendre à toutes ces histoires…) : alternateur mort côté tribord, qui par voie de conséquence a « tué » la batterie bâbord (je n’imaginais pas la possibilité d’une telle scène de violence dans l’obscurité d’une cale moteur …) et peut être aussi la tribord. Chouette. Heureusement que la seconde journée de pétole annoncée va nous permettre de nous reposer de cette éprouvante nuit. Sauf que…

18 décembre

Sauf que le vent se lève vers 5 heures et s’établit rapidement à 20 nœuds. La houle grossit, tourne au nord (ben voyons) et vient taper plein travers. C’est reparti mon kiki. Tu parles d’une pétole ! Mais qu’est-ce que fait notre routeur météo ??? Il est parti au ski ou quoi ? C’est quoi ce binz ??? On se console en se focalisant sur le speedo : notre Zanzibar affiche vraiment de belles performances et nous sommes heureux de faire ce voyage à son bord ! Il faut bien avouer que nous nous régalons. Tant pis pour la farniente. On s’accroche contre cette fichue houle et on regarde les milles défiler. Nous franchissons la barre des 1500 nautiques, ¾ du chemin ! Et des dauphins viennent jouer dans les étraves, enfin !!!

Nuit finalement plutôt paisible (ou alors on s’habitue vraiment), sous un ciel pourtant bien nuageux. Le petit coup de calme d’hier, bien que bref, a quand même permis à Doumé de recaler définitivement ses gyros en mode navigation hauturière.

19 décembre

Le vent tombe un peu, suffisamment pour nous contraindre à remettre les moteurs quelques heures. Manu en profite pour essayer de refixer les protections du hauban bâbord qui pendouillent lamentablement. Il lutte en vain contre les éléments : toujours trop de houle. Mais quel magnifique numéro de voltige aérienne ! Puis les conditions se renforcent, histoire de ne pas trop perturber nos habitudes…

20 décembre

Douche sur le pont, eau à 27°C, on a vécu pire comme situation ! Histoire de nous occuper un peu, nous commençons à douter de notre destination. Alain (Bleu 2M) nous déconseille la Barbade et comme nous aimons particulièrement nous ranger à son avis, nous nous posons nombre de questions. A commencer par savoir pourquoi nous avons décidé d’y atterrir… Bizarrement, nous n’en savons rien… Nous nous épatons nous même de notre haut niveau d’organisation… Après maintes discussions et échanges de mails avec Bubu, nous envisageons sérieusement de poursuivre notre route de 80 nautiques plus au nord-ouest pour rejoindre Ste Lucie. Bubu adhère au concept pourvu qu’il y ait une entrecôte à l’arrivée ! Et nous n’en sommes plus à 24 heures de navigation près.

Le vent adonne à nouveau en fin de journée et nous donne des ailes. On va peut être même pousser jusqu’à Panama… Grosse houle de travers et 25 nœuds établis. Rapide connection iridium avec Bubu pour confirmer l’option Ste Lucie et  nous prenons quelques degrés pour faire route plus au nord. On va encore se faire secouer mais la perspective de l’arrivée rend bizarrement les vagues moins pénibles !

Le ciel étoilé est magnifique et nous cherchons avec application (et beaucoup d’hésitations…) Grande Ourse, Petite Ourse, Cassiopée et toute la clique.

21 décembre

On recule nos montres d’une nouvelle et dernière heure et … on fonce !!

15h50 locales : Terre en vue !!!!! Dans le soleil couchant, l’île de Ste Lucie se découpe sur l’horizon. Etrange émotion : 13 jours en mer, et soudain la Terre. Et pourtant cela semble tellement évident… On devrait peut être tenter la lune ?

Je crois surtout que la fatigue fausse les perceptions. Et puis ce petit bout de rocher à l’horizon marque aussi la fin de notre traversée. C’est avec un petit pincement au cœur que nous égrenons les derniers moments de cette « aventure », que notre rêve de transatlantique se perd déjà dans notre sillage. Des années à l’imaginer, à en parler, à l’organiser, et en 13 jours c’est déjà fini ???  Pourquoi cet océan atlantique n’est-il pas plus grand ???

Nous arrivons à Rodney Bay, sous le vent de l’île, à la nuit tombée. Nous avançons prudemment entre les bateaux déjà au mouillage (et dont les feux ne sont pas toujours allumés !), jusqu’à pouvoir jeter l’ancre par 4 mètres de fond au sud de la baie. Nous attendrons demain pour emprunter le chenal qui mène à la marina et poser un pied sur la terre vraiment ferme. Au moins atterrissons nous tranquillement, réfugiés dans ce petit moment entre 2 eaux : toujours en mer et déjà un peu à terre. Nous allons pouvoir dormir, dormir, dormir (quoique le capitaine a du mal à relâcher la pression et s’inquiète maintenant de la tenue de l’ancre, de l’évitement du bateau, de si, de mi…. mais heureusement seulement jusqu’au 3ème ti-punch !).

Quel bonheur d’avoir pu partager toutes ces émotions avec Doumé, qui n’avait jamais navigué et qui s’est montré le plus chouette, le plus courageux, le plus patient, le plus gentil … et le moins rancunier des équipiers, dans des conditions supposée être tellement paisibles et qui ont été tellement autres… (merci ma soeurette de nous l’avoir prêté à un moment où tu en avais pourtant tellement besoin à tes côtés !). Quel bonheur que Jo ait pu assurer ce lien iridium tellement rassurant avec la Terre et passer ainsi un peu de temps à nos côtés.

Nous sommes heureux ! Et tellement fiers de nos petits moussaillons qui, pas une fois en 13 jours, ne se sont plaints de cette longue et très remuante traversée,  pas une fois n’ont demandé quand nous arrivions, pas une fois n’ont soupiré qu’ils s’ennuyaient à mourir, qui ont travaillé courageusement leur cned, ballotés par les vagues, qui ont joué patiemment en regardant s’étirer les heures, qui ont su s’émerveiller de petits riens et ont fait de cette transatlantique le plus beau souvenir qu’on pouvait se fabriquer tous les cinq. Quand je pense à ce qu’ils sont parfois capables de nous infliger à terre… on va continuer de tourner autour de notre jolie planète !

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Cet article a été publié dans Journal de Bord, Transat... décembre 11. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

26 commentaires pour Transat – Journal de bord

  1. Bascop Jean Christophe et Maé dit :

    ola

    Bonne année. Je suis enfin en mesure de vous lire et vous répondre. Mes perpétuel problémes informatiques encore. Alors nous sommes ravis et émerveillé par votre aventure. Téméraire, calculé et pleine de vie surtout. Quelle belle expérience pour vous toutes et tous. Merci de nous faire réver.

    Jje vais controler si notre communication se passze bien pour pouvoir éviter d’écrire dans le vide.
    GRos bizoux a tertous

    JC France Maè

  2. Fabienne dit :

    Félicitations pour cette courageuse traversée.

    Très bonne année à vous tous et gros bisous

    Flavien, Fabienne, David et Marilou

  3. Pascale dit :

    c’est bizarre … c’est des restes du reveillon ou quoi ??? persuadée d’avoir écrit un commentaire que je ne retrouve pas!!!! ou alors tu ne l’as pas validé :…( .
    Top fan du blog…sauf que j’aimerai bien voir ta petite thrombine un peu plus souvent ma petite Isa…sur les photos!!! Propose aux garçons et à Juju (ou seule avec Manu!!!!) un atelier « Shooting »…
    C’est un pur régal de te lire et de vous suivre dans cette aventure…
    Trop admirative et fière de vous … !!!
    Des GROS, ENORMES, GIGANTESQUES poutous.
    on vous aime fort
    Les Marchal

  4. sabine dit :

    C’est magique !!!! merci Isa pour le récit de ton aventure que nous vivons « un peu » grâce à toi … et Bonne Année à tous

  5. lydia et denis dit :

    Isa, ton récit est palpitant! Nous attendons avec impatience les prochaines aventures! Bisous à tous

  6. Quéquée dit :

    Après cette lecture passionnante, je ressens vraiment tout votre bonheur et c’est gràce à la prose d’Isa, si vivante, si expressive qu’on s’y croirait!!! sauf que je ne bouge absolument pas,
    le petit vent dehors ne fait pas tanguer mon bureau!!!!!!
    Poursuivez votre beau voyage et profitez en au maximum.
    Je vous envoie mille bisous. Quéquée

  7. françoise dit :

    felicitations pour ton récit on a l’impression d’y être aussi il ne manque l’odeur de la mer et le vent dans les cheveux
    bisou à vous tous

  8. David dit :

    ll manque de photos c’est dommage !
    Je découvre le blog, je cherchais des informations sur la pêche là bas 😉

    David

  9. Cécile dit :

    Que d’émotion en 13 jours ! c’est tellement chouette de vous lire ! merci Isa héhé !
    et bravo pour votre créativité à tous !
    Plein de bonheur pour cette année 2012 et la suite de votre aventure !!!!!!!

    Bisouxxxxxxxxxxxxxxxxx !

  10. moulhade dit :

    ho du bateau juste quelques petites larmes qui montent à la fin du récit de ce journal de transat.
    Nos enfants sont formidables !!! je vous embrasse 2012 fois
    a +

  11. carole et FC dit :

    Coucou
    C’est extra de suivre votre merveilleuse aventure !!!!
    Je vous souhaite une excellente année 2012 !!!
    Profitez à fond de tous ces moments si précieux.;
    Grosses bises

  12. Pascale dit :

    … vous nous donnez, donnez…. bien sûr !!! encore des restes du réveillon !!!!
    s’xcuse!!!
    biz.

  13. Pascale dit :

    Trop fort….!!!!
    je suis admirative… vous nous donnons une sacrée leçon de vie!!!
    Merci encore Isa pour tes récits qui illuminent nos vies et me font beaucoup rire.
    je vous embrasse tous trés fort et vous souhaite une excellente année 2012!!!
    pleins de gros gros poutous.
    à bientôt

  14. Nicole et Kiki dit :

    j’avais laissé un long commentaire hier soir mais il a disparu… je vais recommencer plus tard, gros bisous

  15. Michel Kimmel dit :

    Ah Isabelle, merci pour ce récit ! et bravo aux fiers marins spécialistes des riz sous toutes ses recettes…
    J’y étais, revivant hésitation entre inquiétude et jouissance béate, envie de dormir et désir de la vivre à fond l’intensité du quart, et ce petit baby blues de l’arrivée…heureusement vite cautérisé par les ti punchs et la découverte de l’ailleurs.
    Je ne regarderai plus jamais mon lave-linge de la même façon, et supporterai avec tendresse le bruit infernal qu’il génère en phase essorage !
    Profitez à fond, remplissez votre besace de beaux souvenirs et sentiments, c’est un trésor inaliénable pour toute notre vie.
    Amitiés
    Michel, le Bouzigaud

  16. DOS-SANTOS Magalie dit :

    Whaou très contente de vous lire, quelle aventure, Oups je suis époustoufflée par votre courage et persèvérance, votre rêve s’est réalisé c’est magnifique !!!! Bravo. Que de sensations…. Et vos enfants !!!! Que du bonheur. Je ne sais pas quoi te dire Isa à part que je suis très émue. Je vous embrasse très fort et vous souhaite une belle et douce année 2012… Qui a merveilleusement commencée pour vous…. Gros gros bisous. Maga.

  17. Evelyne Guyot dit :

    SAlut Isa
    Quel régal ton récit…merci pour tous ces frissons, ces petits bonheurs et surtout ces images qui naissent au fil de la lecture. L’arrivée sur Ste Lucie ….souvenirs, souvenirs…ma journée commence avec des images tropicales…et la saveur du ‘tit punch…mais à 8h du mat je vais me contenter d’un tropicana ananas-citron vert! Pour le planteur on verra ce soir!! Ouaï Maman! Fout ti moun la ka fé révé moin…Je vous souhaite une belle année à tous les 5. Evelyne

  18. sof dit :

    Pure merveille… BRAVO c’est magnifique.
    Je suis admirative et félicitations ma soeur pour le blog, tu es vraiment exceptionnelle.
    Et qu’est-ce qu’on est fiers de vous !!!
    Géants bisous

  19. tatou dit :

    Oubli !!!! Bonne annee à Doumé et un grand « bravo » !!!

  20. tatou dit :

    Quel regal ce recit, Isa !!!!!!!!! Il me tardait de le lire et ………….que du bonheur !!! T’as le genie pour raconter « les choses qui me font peur » avec tellement d’humour et de talent !
    Je suis fiere de vous cinq ! Profitez un max !!! Le bonheur passe tellement vite !
    Ps: Feras tu autant tourner de machine à laver à ton retour sur terre ???? Tu vois ce que ça fait à tout ton petit linge ???? MDR
    Je vous embrasse tres fort (Pascale m’a fait part de votre texto ! Bonne annee à vous aussi !!!)
    Tatou

  21. Beck dit :

    je viens de lire ton super voyage a toute la famille
    Lina dit  » je te manque » tu comprendras
    et elle rajoute « isa je t’aime »
    Gros bisous et a tres bientot

  22. Monique PELLETIER dit :

    alors que nous lisions ce blog, vous nous avez appelés sur skype………. quel bonheur de pouvoir converser et de vous voir pour de vrai……….
    et ensuite, juste maintenant, alors que je finis de lire (à haute voix) la fin du blog, Doumé nous précise que tu racontes et tu parles beaucoup et surtout des autres, ma chérie, et très peu de vous, mais qu’en fait, dans cette aventure, c’est vous deux qui en êtes le moteur. Sans vous, rien de tout cela n’existerait, rien ne serait. Vous êtes l’âme de ce TOUT. On se répète à chaque message, mais Dieu que c’est formidable d’avoir la chance de partager votre vie quotidienne comme si nous y étions. Tu nous fais vivre et partager tous vos instants, les grands bonheurs comme les « petites? » craintes. On vibre avec vous, on rit avec vous, on savoure les paysages avec vous…….
    Tout compte fait, ce n’est pas la peine de vous rejoindre, c’est tellement bien raconté qu’il suffit de peu d’imagination pour s’y croire…………..
    Encore MERCI pour tout cela.

  23. Nicole dit :

    Je viens de lire avec quelques frayeurs ton récit… Je te préviens Manu, je renonce à mon cadeau et cède ma cabine pour la transat de retour !!! C’est bien trop agité pour moi, je me contenterai d’une petite croisière, d’île en île, aux Antilles, avec juste ce qu’il faut d’alizés…
    Bravo encore, vous avez assuré comme des chefs et nous sommes très fiers de vous et de vos moussallions… Gros bisous

  24. jen dit :

    Ma isa je viens tout juste de finir de te lire….quel grand kif!!!!! c est magnifique merci de nous faire partager cette avanture exceptionnelle!!!!! je suis tellement heureuse pour vous…. plein d enormes tres gros bisoussssssssssssssssssss

  25. la tribu MauTab dit :

    Alors la , pour nous c’est avec grand plaisir que l’on continuera à vous lire si vous decidez de tourner indéfiniment autour de la terre!
    Merci pour ces beaux moments partagés!
    Bises à toute la famille

  26. delphine dit :

    J’ai eu le mal de mer, des noeuds dans le ventre, de beaux restes pour repérer les constellations, un clin d’oeil aux enfants pendant la confection des titoyes de Noël, je n’ai été d’aucun secours technique, mais j’ai adoré le ti’punch à l’arrivée !!! Merci pour ce beau voyage !

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