On prend les (presque) mêmes et on recommence. Nous attaquons avec beaucoup d’énergie (et d’optimisme) le décapage de l’antifouling du bateau. Même Juliette ponce avec vigueur : en 5 minutes elle est transformée en Schtroumpfette, nous la relevons de ses fonctions pour préserver sa petite santé. Zanzibar est arrivé des Antilles caréné comme une baleine à bosse : 5 ou 6 couches d’anti-fouling successives, de primaire indestructible, des cratères un peu partout… Nos petits grattoirs se sont vite révélés bien dérisoires face aux 55 m2 de coque. Après quelques heures d’un travail acharné, nous déprimons à la hauteur de l’ampleur du chantier : nous avons retiré 2 malheureuses couches de viel antifouling, sur un tiers, à peine, de la bordée intérieure de la coque babord. Il va falloir trouver une autre solution que nos petits bras musclés !
Nous continuons à démonter à tout va et rallongeons inexorablement la To Do List. Je frôle la crise de claustrophobie, puis la crise de nerfs, pliée en 18 au fond de la baille à mouillage, à aider Manu à essayer de décoincer et sortir les réservoirs d’eau. On dirait que le bateau a été construit autour, tellement il n’y a pas de place pour bouger ni même respirer… Man vient nous prêter main forte. On enlève le revêtement du fond du cockpit, le plan de travail de la cuisine, le bar, la gasinière, tous les spots, les ventilateurs… Plus ça va, pire c’est… Il est temps que le week-end se termine !