28 juin – 03 juillet 2012 – sur la route des Baléares

coucher de soleil sur la Mer d’Alboran

28 juin  – Nous surfons sur la vague (et le vent qui souffle W-SW !) pour remonter la mer d’Alboran avant que la météo soit un peu plus contrariante. Nous n’en sommes plus à une nuit de navigation près ! Nous restons très vigilants, craignant encore les cargos et d’éventuels pêcheurs.

Aguadulce

29 juin – Nous décidons de faire une escale technique à Alméria (eau et gasoil !) et y attendre des conditions favorables pour tracer sur les Baléares : un avis de coup de vent pour la nuit  nous empêche de passer le Cabo de Gata. Mais nous sommes heureux à l’idée de poser nos valises et dormir à quai ! Sauf que, toujours plus haut, toujours plus fort, le port d’Alméria est …. complet ! Plus un seul petit centimètre pour caser notre Zanzibar ! Nous revenons donc sur nos pas, 5 nautiques de vent et de vagues dans le nez, nous réfugier à Aguadulce… Et finalement ne regrettons pas ce contretemps météo : la ville est bien sympa et nous allons nous y dégourdir les jambes avec plaisir. On passe la soirée avec l’équipage de Pythéas, rencontré aux Açores et en route pour Sète.

La nuit à quai est un peu plus mouvementée que prévue : après la musique de la discothèque voisine, une terrible chasse aux moustiques s’engage pour Manu et Marin : ils se baladent, raquette électrique en main, traquant la bébête sans pitié jusqu’à une heure très avancée de la nuit…

San Jose

30 juin – On ne s’attarde pas à Aguadulce et reprenons vite la mer pour passer le Cabo de Gata en direction du petit port de San José, juste au nord de la pointe. On a l’intention d’y passer la soirée à terre, Espagne en finale de coupe d’Europe de foot oblige (pas pour le foot évidemment, mais pour l’ambiance !). Sauf que là aussi ça affiche complet… Qu’à cela ne tienne, tant pis pour le foot, on continue sur quelques milles pour aller jeter l’ancre à la Cala San Pedro, dont Matthieu nous a vanté la beauté. Et il avait raison : des falaises calcaires qui se jettent dans l’eau turquoise, un joli village aux maisons blanches baigné de la lumière dorée du crépuscule, c’est vraiment très beau. Mais au moment

encore une petite nuit en mer

d’infléchir notre route, le doute nous assaille : le mouillage sera-t-il protégé du vent de Nord-Est qui doit se lever dans la nuit ? Les fonds tiennent-ils convenablement ? On ne connaît pas l’endroit, n’avons aucun guide sur la zone, et aucune info détaillée. Suivant le bon précepte « dans le doute, abstiens toi », nous passons notre chemin et profitons du vent qui adonne encore un peu pour avaler quelques milles de plus sur une nouvelle nuit de navigation. On vise Cartagena, qu’on voulait pourtant éviter pour ne pas déprimer en repassant là où nous nous étions arrêtés à l’aller. Les enfants, en revanche, sont heu-reux, considérant plutôt cette escale comme un pèlerinage en souvenir de la rencontre de nos premiers bateaux-copains, en octobre dernier.  Ils y ont plein de souvenirs et languissent de retourner dans la Calle Mayor (et au Burger King…. Je sais, c’est lamentable, mais on ne doit pas juger ni discuter les tenants et les aboutissants des pèlerinages….).

c’est la plaisance, c’est le pied

01 juillet – Cartagena est en vue au lever du jour. Une bâche plastique prise dans l’hélice tribord nous bloque un certain temps à quelques encablures du port : les coupe-orins en ont bien déchiqueté une grande partie, mais un morceau pris sur une des pâles ne veut pas lâcher. Même si le bateau reste manoeuvrable, on ne veut pas prendre de risques inutiles au moment de manœuvrer dans la marina. Alors on insiste : marche avant, marche arrière, marche avant, marche arrière … On filme l’évolution du carnage avec la Go Pro, c’est très instructif sur les turbulences engendrées par les moteurs (et ça occupe en attendant que la situation se débloque…). Finalement Manu décide de plonger. C’est courageux, vivifiant (petit 19°C), et finalement tout à fait inutile puisqu’entre-temps l’hélice s’est libérée de tout plastique…

Cartagena

Nous nous amarrons  à la marina publique, histoire de ne pas retourner exactement au même endroit qu’à l’aller. Ca tombe bien, c’est plus sympa : le quai donne directement sur la promenade qui longe les remparts du centre historique.  Du coup il y a beaucoup de passage et de badauds, mais on s’habitue (tant qu’ils nous jettent pas de cacahuètes…). On traine en ville, on fait une orgie de fruits et légumes au marché couvert (enfin ! des produits frais magnifiques, à des prix « normaux » !), on sort le soir en amoureux, les enfants vont à Burger King (eh oui…), à la piscine du club nautique, … c’est bien tranquille. Cerise sur le gâteau, le porte-avion de la marine espagnole Juan Carlos I fait escale au port et nous en profitons pour le visiter. C’est évidemment très impressionnant.

La fenêtre météo attendue pointe finalement le bout de son nez et nous larguons les amarres pour une trentaine d’heures de navigation au portant (et sans beaucoup de vent… tant pis), cap sur Formentera, aux Baléares !

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Publié dans Méditerranée 2012 | 2 commentaires

Açores -> Gibraltar -> Cabo de Gata / Jour 8

Après 7 jours de bleu, les premières lumières de la Terre sortent de l’horizon brumeux juste après le coucher du soleil. La mer est belle, le ciel étoilé, et la lune brille sur l’eau. Joli décor pour les tous derniers milles de Zanzibar sur l’océan Atlantique…

Nuit mouvementée à jouer avec le vent, les voiles et les moteurs pour maintenir la vitesse ad hoc devant nous amener aux portes du détroit vers 4 heures du matin et nous assurer un passage de jour, avec la marée. Très vite le vent monte et nous entraine inexorablement vers la Méditerranée. Nous sommes déjà au nord de la sortie du rail de Gibraltar, mais des cargos croisent encore dans les parages. On craint aussi les pêcheurs et les filets, même si on se garde bien d’approcher trop près des côtes. Nous veillons en continu et appelons tous les navires en route de collision à la VHF. Alors que les garçons sont de quart, un navire sort subitement des ténèbres à quelques mètres de la poupe du bateau, en nous braquant avec un énorme spot : frayeur toute aussi énorme pour les loulous ! Théophile nous secoue en catastrophe, un peu impressionné. Mais ce n’est finalement qu’un contrôle dans les règles de la police maritime ou les douanes (espagnoles ?) : 2 tours du bateau à frôler nos coques, 3 milliards de lumens éblouissants dans nos yeux, et, seulement après tout ça, un contact VHF (parce qu’on les appelle !)… Flippant.

Le Captain réveille tout l’équipage vers 4 heures, alors que nous avons déjà passé Tarifa et nous engageons dans le détroit, de nuit, portés par un courant déjà fort et un joli petit vent (15-17 nœuds secteur W-SW) ! On veut passer le rocher tous ensemble sur le pont, comme il y a quelques mois, et partager un pantagruélique petit déjeuner (Marin a promis des pancakes !) en regardant le soleil se lever.

Les lumières de la côte marocaine au Sud, les lumières de la côte espagnole au Nord, des cargos illuminés comme des sapins de Noël tout autour, et Zanzibar au milieu : c’est juste magique. Les enfants sortent le bout de leur nez encore tout ensommeillé, trouvent le spectacle «oh c’est trop beau ! » … et retournent direct sous la couette ! Pour la séquence émotion on repassera, et pour les pancakes aussi… Je leur envie cette absence totale de considérations hautement philosophiques sur les évènements sensés marquer leur petite vie : c’est beau ou c’est moche, on s’éclate ou on s’ennuie, c’est « calé » ou c’est « naze »… Point.

Mais pas besoin d’eux pour pleurer (je développe depuis ma prime enfance une indéniable propension à la larmette facile). D’autant que j’émerge juste d’un affreux cauchemar qui m’englue encore le cerveau (Marin avait été enlevé.. et cloné ! C’était affreux. Le manque de sommeil finit vraiment par faire des ravages…). Il y a 9 mois à peine, quand nous avons passé le Rocher et fait nos premiers milles dans l’Atlantique, nous étions à l’aube d’une aventure qui nous paraissait si grande et si longue ! Gibraltar était un symbole, le « passage » vers l’océan inconnu (et un peu inquiétant quand même…), mais surtout un symbole dans le simple fait que nous y étions finalement arrivé, après tellement de péripéties, de soucis et de doutes. On entrait pour de bon dans notre rêve. Nous aurions passé le Cap Horn que nous n’aurions pas été plus ému (on a les exploits qu’on peut !).

Ce matin, nous réalisons que notre grande aventure était surtout définitivement trop brève !! En rentrant en Méditerranée nous bouclons la jolie boucle, et c’était tellement, tellement chouette. On a un vrai petit coup de bourdon. Mais au bout d’une heure de mélancolie larmoyante, il commence à faire frisquet à pleurnicher en regardant la mer d’Alboran dans le petit matin. Il y a des limites à l’apitoiement ! Dire si on sait être courageux… Une aube blanche et voilée se lève, le vent nous pousse toutes voiles dehors sur des surfs de folie, un grand banc de dauphin vient jouer et sauter dans nos étraves… Il nous reste encore de belles escales à découvrir. Et puis on se sent d’un coup tout proche de vous, ça fait chaud au cœur !

Gibraltar est passé…

Le détroit est resté fidèle à sa réputation: on est entré avec 15 petits noeuds de vent, on sort avec des rafales qui dépassent les 30 noeuds. Heureusement qu’on avait prévu le coup et réduit la grand voile avant Tarifa. On se fait tout de même des beaux surfs à plus de 11 nds, avec 2 ris dans la GV et le génois en plein. Il reste encore pas mal de cargos à éviter de ce côté là aussi (notemment ceux qui « stationnent » jusqu’à une soixantaine de milles à l’Est de Gibraltar). On se fait un peu surpendre par les sautes du vent, qui peut basculer subitement de 20°. On frôle un empannage incontrolé (avec 20-25 nds bonjour les dégats), la retenue de bôme tient et nous laisse le temps de corriger le tir. On passe en mode vent pour sécuriser tout ça et on reste en veille (très) active « vent-cargos-pêcheurs ».

Notre destination n’est pas encore clairement établie, tout va dépendre de notre vitesse et de la météo. On pensait se poser quelques heures au mouillage de Cala San Pedro, au nord du Cabo de Gata (merci Mathieu !), avant un stop technique vers Cartagena pour refaire les pleins (d’eau et de gasoil). Mais un coup de vent (grand frais) est prévu sur zone Samedi (c’est déjà suffisant en ce moment avec 6-7 beauforts et une mer très creusée, on n’a pas très envie de prendre plus). On devrait donc raisonnablement se poser dans une marina, vraisemblablement vers Almeria, et revoir tranquillement le programme.

On a vu trois fois des dauphins depuis ce matin, mais ça ne mord toujours pas…

Messages Personnels:

– Un grand bonjour et plein de bises aux Cajou, Modus et Alexic, qui doivent faire la fête ensemble ce soir à terre. Désolé, on aura un peu de retard…

Nos stats du jour – à 13h00 UTC :

  • Position: 36°22 N – 04°20 W
  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 140 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,8 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 1 080 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,6 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: entre 75 et 125 Milles

Zanzibar.

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Publié dans Atlantique Nord... mai-juin 11, Journal de Bord | 7 commentaires

Açores -> Gibraltar / Jour 7

Gibraltar -15h. On va se caler pour arriver à une vingtaine de milles de l’entrée demain matin à l’aube et passer avec la marée montante.

On continue de bruler du Gasoil avec de temps en temps une petite interruption quand le vent souffle suffisamment. C’est dommage qu’on n’en ait pas car on a des conditions de rêve pour envoyer un spi 🙂

La météo est un peu étrange, alternant grand beau temps en journée avec brume (voire brouillard) et bruine le soir. Pas très cool quand on zigzague au milieu des cargos. On a bien l’AIS et le radar, mais bon, on aime bien les voir de visu, ça rassure. Cette nuit, au pire moment, la visibilité devait à peine atteindre 1/2 mille !

On a passé la nuit les yeux rivés sur les écrans et pendus à la VHF pour contacter les Cargos avec qui on faisait des routes un peu trop proches. C’est un peu de stress mais dans l’ensemble ça se passe très bien, avec pour la plupart de vrais professionnels qui nous proposent souvent de se dérouter. Comme on ne peut pas passer ce soir le détroit, il faudra remettre ça cette nuit, mais on se situe maintenant légèrement au Nord du Rail de sortie, les bateaux devraient être plus loin…. reste juste les pécheurs 🙂

C’est la déprime totale côté pêche… On compte sur la Med !

Messages Personnels:

– Bienvenue aux Bébés de Juin, Elise (au sud) et Timothée (à lOuest). Nous leur souhaitons tout le bonheur du monde et de douces nuits aux parents (niark niark niark…)

Nos stats du jour – à 13h00 UTC :

  • Position: 36°14 N – 07°05 W
  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 126 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,3 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 940 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,6 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 75 Milles (pour Gibraltar… on continuera plus loin)

Zanzibar.

Publié dans Atlantique Nord... mai-juin 11, Journal de Bord | 1 commentaire

Açores -> Gibraltar / Jour 6

200 Milles pour Gibraltar. « C’est ça k’c’est bon » diraient certains !

On avance tranquillement vers le détroit. Pas trop de vent (pour ne pas dire pas du tout par moments), donc moteur en appui. 9a fait du bruit, ça consomme du gasoil, mais on s’y fait. Ce matin on eu grand beau temps avant qu’une nappe de brume nous entoure et imite notre visibilité à 2-3 milles. Pas cool car ça tombe au moment où on passe au sud du Cap St Vincent, grand carrefour pour les Cargos qui vont ou viennent du Nord de l’Europe. On appelle à la VHF ceux avec qui on fait route de collision et on découvre qu’ils sont tous prêts à dévier leur route sans poser d’autres conditions. On continue, royal, notre route directe avec notre petit bateau au milieu des monstres de 1000 pieds et plus.

On touche un peu d’air depuis le milieu de la matinée, mais pas assez pour nous permettre de couper le moteur; depuis le temps on s’est fait au ronron permanent désormais, voilà qui préfigure nos nav en Med cet été 🙂 On devrait passer Gibraltar Vendredi matin – avec le vent d’Ouest et la marée montante – on verra en fonction de l’heure et des conditions la suite du programme.

Toujours pas de poisson au bout de notre ligne, ni Dauphins, tortues ou autres baleines depuis plusieurs jours, le coin doit être trop encombré pour eux.

Messages Personnels:
– Une énorme pensée à tous ceux qui planchent entre les 4 murs d’une classe pour leur DNB (Théophile est carrément fâché de ne pas y être : officiellement parce qu’il l’avait déjà au contrôle continu et que ce n’était plus qu’une formalité, officieusement parce qu’il a très envie de voir ses copains…). Thomas, on attend avec impatience que tu nous racontes ce que ça fait de rester 3 heures d’affilée derrière un bureau sans même pouvoir aller faire un plouf, un petit tour d’annexe ou une sieste dans le hamac… Courage.

Nos stats du jour – à 13h00 UTC :

  • Position: 36°31 N – 9°40 W
  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 124 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,2 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 813 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,6 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 200 Milles

Zanzibar.

Publié dans Atlantique Nord... mai-juin 11, Journal de Bord | 3 commentaires

Açores -> Gibraltar / Jour 5

Je crois qu’on a eu notre journée de voile de cette nav. Du vent (au près certes), pas trop de mer, une bonne vitesse avec le bateau. Bon, ça bougeait beaucoup à l’intérieur, mis on ne peux pas tout avoir ! On aurait pu abattre facilement 180 Milles mais on a voulu réduire pour la nuit et ne pas trop forcer sur la bateau et les voiles. Après un petit coup de mou en milieu de nuit, on décide de renvoyer toute la voile au petit matin.. juste avant que le vent ne remonte subitement jusqu’à 25-30 nds. On reprend 2 ris, puis on en relâche 1. Bref, on s’occupe…

On fait toujours une route ESE en attente de la bascule de vent au NW. Pour l’heure ça refuse plus qu’autre chose et notre vitesse s’en trouve forcément affectée. Mais bon, Gibraltar approche, la Med, le soleil, l’eau chaude, etc…parce côté ciel on n’est pas gâtés: ciel gris, crachin intermittent, brume le soir et le matin. Disons que ça ne ressemble pas à une météo de fin juin.

Nos stats du jour – à 13h00 UTC :

  • Position: 36°47 N – 12°11 W
  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 153 Milles
  • Vitesse Moyenne: 6,4 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 689 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,7 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 327 Milles

Zanzibar.

Publié dans Atlantique Nord... mai-juin 11, Journal de Bord | 3 commentaires

Açores -> Gibraltar / Jour 4

On est passé du Lac Suisse aux montagnes Russes en quelques heures. On ne va pas se plaindre, on a enfin coupé les moteurs et le bateau avance bien. Le près n’est pas l’allure de prédilection des catamarans mais la mer n’étant pas trop formée (qu’est ce que ce serait ?), ça passe relativement bien. En plus, tous ses mouvements ont un effet soporifique sur les enfants qui n’est pas pour nous déplaire. On ne sait pas si c’est le retour mais ils sont assez énervés sur cette nav, ce qui ne leur était jamais arrivé.

L’effet calmant nous gagne aussi, et on récupère de nos nuits courtes (en gros on fait des concours de siestes avec Isa). J’avoue qu’elle me bat à plate couture 🙂

On se rapproche de Gibraltar et le nombre de bateaux semblant nous y attendre devient impressionnant. On en voit au moins 50 ou 60 entre Lisbonne et le Sud du Maroc, il y en a dans tous les sens, incroyable la portée que crée le maillage des bateaux. Bon, Ils sont tous très loin de nous, mais ça promet pour le passage du détroit ! Qui a dit que le transport maritime avait des problèmes ??

Nous avons basculé vers le SE hier en fin d’après midi, reprenant une route plus directe sur Gibraltar. On avait de toutes façons pas le choix, le vent de NE s’étant établit on ne pouvait continuer plus vers l’Est. On devrait toucher une bascule vers le NW dans 2 jours, ce qui nous permettra d’arrondir et de partir quasiment plein Est et surtout de franchir le détroit. On croise les doigts.

Toujours rien côté pèche, en même temps on n’a pas sorti les lignes alors…

Messages personnels:
– Cyril: on voit les côtes avec la carte à l’échelle 200 Milles !! Yes !
– Les Bubu: On espère que les Safrans ont bien été expédiés, sinon, on fera tous une sale publicité au SAV de Fountaine !
– On attend de pied ferme la famille Pelletier aux Baléares fin Juillet, nous n’accepterons pas d’excuse !

Nos stats du jour – à 13h00 UTC :

  • Position: 37°55 N – 15°03 W
  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 139 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,8 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 537 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,6 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 480 Milles

Zanzibar.

Publié dans Atlantique Nord... mai-juin 11, Journal de Bord | 1 commentaire

Açores -> Gibraltar / Jour 3

Un lac… c’est assez incroyable mais il n’y a pas un souffle d’air ce matin, pas une ride sur l’eau. Nous sommes au coeur de l’anticyclone et comme prévu il n’y a pas de vent ce qui n’est pas forcément désagréable, surtout avec le soleil qui nous accompagne. Il faudrait juste que ça ne dure pas trop longtemps non plus parce que l’inconvénient c’est qu’on avance pas très vite, un petit 5 nds sur un moteur, légèrement amélioré par les voiles en fin de nuit quand on touche un peu d’air (5-6 nds), mais ça ne dure jamais.

On traine, on lit, on bronze sur le trampoline, on regarde des films (les enfants en ont échangé pleins aux escales). Ca fait quand même beaucoup moins réfléchir et surveiller que quand on est à la voile, notre prochain bateau sera à moteur ! Non je plaisante, ou alors électriques pour ne pas faire de bruit et consommer de gasoil….

On « contemple » aussi les nombreux cargos qui nous entourent. Il y a en effet pas mal de trafic autour de nous, de et vers l’Europe. Souvent assez loin en réalité (30-50 Milles) mais l’AIS les détecte et sur la carte ils semblent vraiment proches.

l’AIS est un système ingénieux qui utilise les canaux VHF pour transmettre – en numérique – les caractéristiques, positions, vitesse, cap et destination des bateaux qui en sont équipés. Celui-ci est obligatoire pour les cargos et autres gros bateaux, mais est aussi nde plus en plus répandu sur les bateaux de plaisance. Nous n’avons qu’un récepteur AIS sur Zanzibar, ce qui nous permet de voir mais pas d’être vus. C’est pratique quand on régate avec les copains qui en ont et qu’ils ne les coupent pas 🙂 mais je regrette de ne pas en avoir, c’est un vrai plus en terme de sécurité.

Bref, tout ça donne un avant gout de ce que sera Gibraltar, et on fera en sorte d’y être de jour 😉

On continue notre route plein Est afin de contourner l’anticyclone (ou plutôt le traverser sur sa partie haute) et aller toucher les Alizés Portugais. On devrait basculer SE ce soir, et faire enfin route vers le détroit.

Toujours rien côté pèche. Heureusement qu’on avait pris un stock de steak de l’excellente viande des Açores pour les protéines. D’ailleurs à midi c’est Entrecôte, miam !

Messages personnels:
– Marin à tous ses copains et cousins: « vous me manquez tous, je suis pressé de vous revoir ! » (les autres membres d’équipage doivent être insensibles…)
– Théo à JC:  » As-tu bien dormi ? »

Nos stats du jour – à 13h00 UTC :

  • Position: 38°58 N – 17°39 W
  • Distance parcourue sur les dernières 24h: 124 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,2 nds
  • Distance parcourue depuis le départ: 398 Milles
  • Vitesse Moyenne: 5,5 nds
  • Distance à parcourir sur notre route actuelle: 620 Milles

Zanzibar.

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